Les enfants, ces ordures.

Non, je le reconnais, je n’ai pas la fibre paternelle. Probablement parce qu’aucun des enfants que j’ai rencontré jusqu’ici n’était mon enfant. Peut-être parce que je me sens encore trop jeune et égoïste pour avoir un enfant. Certainement parce que les enfants, c’est des gros relous dont la seule et unique fonction est de casser les couilles des adultes, surtout dans les lieux publics.

orphan09-3-13

Dimanche, je suis allé voir “This is it” au grand Rex, le film est extraordinaire, j’ai eu envie de pleurer pendant deux heures tellement je suis triste que ce génie soit mort. Pourquoi lui? Alors que dans la salle, j’aurais bien soumis la candidature d’une soixantaine de chiards, gavés de pop corn et de soda, qui trouvent que le ciné c’est mieux quand on passe la séance à fourrager dans son sac à bonbons en plastique. Et ces petits enculés (accompagnés de leurs débiles de parents/mamie/cousins), à partir de la moitié du film, ont décidé d’exprimer leur enthousiasme de frapper dans les mains à contre temps (bien sûr, sinon c’est pas marrant) à chaque morceau. Ce qui m’amène à un point qui me semble primordial:

POURQUOI LES GENS APPLAUDISSENT AU CINEMA????!!!

Ils applaudissent qui, les gens? L’écran? Le projectionniste? Les fauteuils? Même devant un navet, ça m’énerve alors vous imaginez mes pulsions meurtrières devant “This is it”… J’avais un peu envie de rappeler aux enfants que Michael, il aimait bien leur faire des bisous dans les fesses et leur fourrer la langue dans la bouche. (même si j’ai toujours fait partie des défenseurs de Michael et que j’ai toujours pensé que si effectivement, il avait un peu une case en moins, il était surtout totalement incapable de faire du mal à une mouche)(alors une mouche mineure…) J’aurais bien utilisé la calomnie pour faire fuir cette foule en doudoune Bob l’Eponge et baskets à roulettes (quelle horreur ce truc)(si je croise l’inventeur, je lui fais bouffer ses baskets par l’urètre) histoire d’être pénard, entre gens de bonne compagnie, enfin majeurs quoi!

Il devrait y avoir des lieux publics avec option “sans enfants”. Quel bonheur ce serait de prendre le TGV sereinement, assuré de ne pas avoir à subir les jérémiades d’un immonde moufflet au nez débordant d’une morve verdâtre!! Quelle joie ce serait de se rendre au parc, libéré de la menace d’un ballon de foot dans les noix ou d’un super sucker déchargé en plein visage par un de ces ignobles rejetons des enfers. Quel plaisir de se délecter d’un golden menu bien garni, soulagé de l’angoisse d’un Fanta 50cl renversé sur les converses all star toutes neuves ou d’un scandale parce que la grande sœur a piqué le jouet du Happy Meal… Autant d’épées de Damoclès qui gâtent toujours un peu ces plaisirs simples et délicats.

En plus, impossible d’avoir une conversation intéressante avec un gosse. On n’a pas les mêmes centres d’intérêt… Moi j’en ai rien à foutre de Dora l’exploratrice et de Lorie, et si je leur parle de la prestation de De Niro dans “Raging Bull” ou de la douleur qui émane du solo de “So Real” de Jeff Buckley, ils me regarderont de leur œil vide et morne, tout juste bons à réclamer la nouvelle génération de Power Rangers à Noël…

Enfin, les enfants, ça mange salement. Bon, pas toujours, mais quand même. Je dois le reconnaître, c’est un peu complètement la faute des parents, mais rien de tel pour me couper l’appétit et me donner envie de fourrer les couverts dans les yeux des gueulards!! Le plus incroyable, c’est que plein de gens trouvent ça mignon quand les gamins ont la gueule recouverte de chocolat. Hum, non, c’est dégueulasse!

 Ca changera peut-être (j’espère) quand j’en aurai moi-même, et je peux vous assurer que le cas échéant, je saurai les élever et ils se tiendront correctement dans les lieux publics. Mais pour le moment j’aime vraiment pas trop trop les enfants, qui ont quand même un énorme potentiel casse-couillant et malgré quelques fugaces moments de mignonnerie intense, ça ne compense pas.

ps: et je souhaite un très bon anniversaire à ma maman. <3

Incredible India

L’Inde, immense pays d’un milliard d’habitants, à l’histoire millénaire, riche d’un mélange de plusieurs cultures et moult traditions séculaires, un véritable et authentique dépaysement, quoi. Bon, c’est gigantesque comme pays, donc en un mois je n’ai pas vu la moitié des états qui le composent, mais j’ai pu me faire une bonne idée de l’Inde du sud. On y trouve des ruines et des temples/églises/synagogues de folie, une nature luxuriante et débordante de faune et de flore extraordinaire, des plages de sable presque vraiment complètement blanc avec de l’eau à 25° et encore plein de choses merveilleuses. MAIS, comme vous vous en doutez sûrement, je ne vais pas vous parler de ça. Je vais bien sûr m’attarder sur toutes les aberrations de la culture indienne, et il y en a des tonnes! Bien entendu, ce que vous vous apprêtez à lire avec délectation et en vous esclaffant d’un rire coupable et cependant jouissif ne sont que les observations d’un occidental, confronté à une culture qui lui est presque totalement étrangère et puisqu’on ne juge que d’après ce qu’on connait, c’est pas très juste, mais c’est plus marrant.

bollywood

Avant tout, petite mise en garde qui vous évitera de vous faire banane comme moi: on va forcément vous demander (en hochant la tête sur les côtés et un très fort accent) “first time in India?” et là, il est très TRÈS important de répondre “no”. Sinon, vous êtes bons pour un couplet très rapide et super bien étudié à base de “I give you very good price, very cheap, beginning of the season, very cheap, you will pay ten times the price but you won’t realise you foolish western people, and for 10 more roupies I put my fat dick in your ass and fuck it up with no lubricant and just a touch of curry…” désolé pour les gens qui ne parlent pas anglais, en gros ça veut dire qu’on se la fait mettre en beauté pour 10 fois le prix et avec le sourire. Maintenant que vous êtes bien mis en garde, laissez moi vous raconter les merveilles de l’Inde.

Les indiens sont capables de tout faire dans la rue, sans aucune gêne. Genre ils mangent et dorment par terre, font leurs besoins (oui, TOUS leurs besoins) dans les coins, se lavent les dents, se curent les pieds etc. La notion d’intimité a gentiment été effacée par des générations de familles qui vivent dans la rue. C’est un peu triste et super dégueulasse. Tiens, en parlant de dégueulasse, autant le dire tout de suite: en Inde on ne connait vraiment pas l’utilité des poubelles. Je vous assure que je n’en rajoute pas quand je vous dis que j’ai vu des tas de gens jeter leur bouteille vide/papier gras de samosa/ emballage de noix de cajou par terre, à moins de 83 cm d’une poubelle. En fait, l’hygiène publique des indiens est inversement proportionnelle à la beauté de leur nature. C’est magnifique naturellement, complètement immonde manuellement. Je n’ai pas vu un seul cours d’eau qui ne contienne au moins 83% de merde d’humain/de chien/de vache et où surnage une épaisse pellicule de détritus. Et ça, c’est juste la vision, je ne vous décris pas l’odeur, au cas où vous me lisez en mangeant un truc. Et ils ont cette manie de cracher tout le temps, partout; même de la fenêtre du bus ou du train. Et puis tout le monde (même les femmes!) lâche d’horribles molletons avec bien souvent l’option gros raclage de gorge en préambule. Ça me choquait déjà en France, mais c’est du pipi de chat à côté de l’Inde…

Comme nous avons un peu bougé dans le sud du pays, nous avons été obligés d’utiliser les moyens de transport indiens, principalement des trains et des bus. Avant toute chose, il faut oublier le rapport distance/temps auquel on est habitués en France, tout de suite! Parce qu’en Inde, pour faire 83 km, ça ne les choque pas du tout de passer 4 ou 5 heures dans un bus, c’est normal et tout le monde prend son mal en patience dans le calme (relatif, parfois on a le droit à des DVD de clips de pop indienne avec les hauts parleurs à fond dans ta gueule). Si on vous vend un bus “deluxe” climatisé avec couchettes, attendez vous à des sièges inclinables et des mini ventilateurs qui ne se mettent jamais en marche, en gros pour l’air conditionné, vous n’avez plus qu’à vous en remettre à l’ouverture de votre fenêtre, par laquelle vos voisins de derrière se pencheront tous les quarts d’heure, pour lâcher leurs gros mollards, ça va sans dire. Quant au train – qui n’est pas plus rapide que le bus, il faut tout de suite oublier la rapidité du TGV, en général on fait des pointes à 45 km/h et la vitesse de croisière est plutôt autour de 30km/h – c’est tout aussi folklo. On a le choix entre plusieurs classes dont la sleeper, celle que tous les indiens prennent, très vivement déconseillée. D’abord parce que c’est la grosse baston pour avoir une place assise, que c’est super blindé et que les indiens ça ne les gêne pas plus que ça de te marcher dessus pour atteindre leur place. Parce que des marchands ambulants passent régulièrement pour proposer du chai ou du café/des samosas/des biryanis/des cacahuètes et que du coup, en seulement une demie heure de trajet, le wagon est un genre de déchetterie sur rails. Parce que les mendiants cul-de-jatte et autre lépreux (je n’en rajoute pas, on en a vraiment croisé un dans le train) y sont légion et qu’ils ne lâchent pas l’affaire facilement. Enfin, vous pouvez oublier la clim et dans un pays où il fait genre 35°C à l’ombre, vous imaginez l’ambiance à l’intérieur d’une boîte de conserve en plein cagnard, d’autant que le déo, c’est plutôt un produit de luxe réservé aux nantis (respirer par la bouche pendant 14 heures, c’est un peu relou) et la matière préférée des indiens pour leurs chemises, c’est le lycra.

Les femmes sont très couvertes, les hindous comme les musulmanes ou les chrétiennes, combattent la chaleur avec des mètres de tissus. Conséquence: les mâles sont en sang quand ils croisent une occidentale, surtout quand il fait chaud et que du coup elle a pas super envie de porter un col roulé. Que ce soit pour ma fiancée, qui en plus est super bonne, ou pour moi; c’est marrant un fois ou deux mais ça devient rapidement très oppressant. Parce qu’en plus de scotcher très lourdement, tu as beau essayer de leur faire comprendre que ça te gène, rien à foutre ils lâchent pas l’affaire, pire que les italiens. Un peu comme un gamin devant son premier film érotique sur M6, y a rien de vraiment excitant, mais à côté du club Dorothée, un bout de nichon c’est la fête! Ça rend les balades en ville un peu pénibles.

Ce qui m’amène à mon dernier point: l’incessante sollicitation de l’occidental. Il ne faut pas se faire d’illusion, la couleur de notre peau nous trahit direct et pour les commerçants, on est vraiment des portefeuilles ambulants. Bien sûr on en profite aussi, la puissance de notre monnaie est indéniable, donc on se fait plaisir et on achète la moindre merde qu’on trouve un peu jolie ou marrante. Mais y a des moments (en fait, presque tout le temps) où on a envie qu’on nous foute la paix. Et ils sont coriaces les bougres, ils seraient capables de te vendre leur grand-mère et d’organiser la livraison! Au début du voyage j’étais hyper poli et je me justifiais “non, c’est gentil mais j’ai déjà des statuettes de chaque divinité, c’est pas la peine, mais merci, c’est super, j’te kiffe, allez, bisous” à la fin, j’étais une vraie kaïra et le pire, c’est que ça ne les gène même pas! Tu les jettes super sèchement, ils ne se formalisent pas et se disent juste que c’est pas la peine d’insister… Il ne faut pas hésiter non plus à continuer de marcher en les ignorant purement et simplement quand un mec vous suit en vous sortant son bla bla; ici je trouverais ça complètement humiliant et vilain, là bas, c’est normal et surtout une énorme économie de temps et d’énergie.

Voilà, j’ai encore plein de détails incroyables (comme la conduite au klaxon, ces gros enculés de moustiques, les rickshaws et bien plus encore) mais vous avez déjà un bon aperçu de ce que ça donne en Inde. Il ne faut pas que ça vous dissuade d’y aller, ça vaut vraiment le coup et côté dépaysement, ça tient ses promesses. Toutes ces expériences, bien que parfois assez angoissantes sur le moment, sont au retour bien marrantes et c’est ce qui rend un voyage inoubliable.

Les mystères de l’humanité EP01

Bienvenue dans “les mystères de l’humanité”, ensemble nous allons découvrir et tenter de comprendre une multitude de phénomènes propres à l’homme (en tant que race) et qui en fait définitivement un être à part. Pour le meilleur et pour le pire.

Aujourd’hui, le crachat.

cirque%20du%20petit%20journal

Mise en situation: J’étais tranquillement en train d’hésiter entre pendaison et saut désespéré sous une rame de métro pour mettre fin à ma journée d’ennui au boulot lorsque j’ai aperçu une bande de cinq ou six jeunes, entre 13 et 17 ans, habillés avec un goût prononcé pour les marques tape à l’œil et les vêtements mal ajustés. Ils se sont posés à quelques mètres de moi alors que je fumais ma clope pour essayer d’oublier ma triste condition, mon temps d’observation a été de 3 minutes et 48 secondes environ. Ils ont lâché 8,3 litres de bave (marge d’erreur de 10%).

Etude: Les sujets étaient peut-être atteints d’un syndrome rarissime qui provoque une surproduction de bave, dont ils doivent malheureusement se délester de la manière la plus rapide (donc la moins classe) possible. Mais je doute de l’existence d’une telle maladie. Les sujets étaient peut-être assaillis par un insurmontable besoin de marquer un quelconque territoire, ce qui réduirait ces mêmes  spécimens humains à des espèces de roquets impuissants mais rassurés par l’expansion de leurs sécrétions. Enfin, le crachat est peut-être un loisir comme vous et moi, tout simplement destiné à braver la morosité des premiers jours de septembre; de la même manière que certains fument, jouent aux dominos ou perdent des journées entières sur facebook. A la différence près que la bave est tout de même bourrée de bactéries et autres restes du kebab de “ce midi”, ce qui est bien dégueulasse.

Conclusion: J’aime pas trop trop les porcs qui répandent leur bave sur les trottoirs de notre chatoyante capitale. A bientôt pour de nouvelles découvertes et de passionnants mystères. En vous remerciant, bonsoir.

 psti: non, comme vous me le faites judicieusement remarquer, l’image n’a aucun lien avec l’article, mais je la trouvais drôle… et je vous emmerde!!

Le client est roi (de mes couilles)

Comme vous ne le savez probablement pas, je bosse dans un grand magasin pour mettre du beurre dans mes épinards. C’est sûrement parce que je n’ai pas encore pris de vacances, mais la routine pèse de plus en plus lourd sur mes frêles épaules chaque matin, lorsqu’il s’agit d’enfiler le costume de pingouin asservi qui me rapporte de quoi vivre à la grand ville. J’ai un peu plus de mal chaque jour à dire “bonjour, comment ça va? moi, ça va!” alors que ce que je pense en vrai c’est “putain de merde, ce monde est si loin du mien, vous ne vous rendez pas compte que je suis un étranger ici?! vous ne vous rendez pas compte que malgré ce que j’affirme chaque jour, eh bien non, ça ne va pas du tout!!” parce que je ne suis désespérément pas dans mon élément, dans un grand magasin. Dans une routine. Mais au delà de ce vague à l’âme qui m’envahit un peu plus chaque jour, il y a une chose dans cet abominable quotidien qui me rend de plus en plus hargneux et hostile à ma propre vie: les clients.

clients

Bon déjà, ils sont généralement très laids, mais ça c’est plutôt tant mieux parce que ça passe le temps, ça me permet de lâcher quelques saloperies. On ne s’imagine pas l’éventail et la variété de tâcherons qu’on peut trouver dans les magasins. Une vraie farandole de l’immondice, un bouquet garni de la laideur, un feu d’artifice de la vilénie…

Mais ce qui me ronge les nerfs, en réalité, c’est de voir à quel point les clients se croient absolument tout permis. Sous pretexte qu’ils lâchent les billets, ça y est c’est la teuf! La politesse n’est qu’un vague souvenir de l’époque où ils étaient civilisés; il leur faut tout, tout de suite et les employés qui leurs font face sont réduits à des automates désincarnés. On ne s’imagine pas à quel point les échanges se limitent à un ou deux noms propres auxquels on appose un approximatif point d’interrogation. “Tax free?”, “Toilettes?”, “Restaurant/Food?” ne sont que quelques exemples, inlassablement répétés, quotidiennement, le tout multiplié par l’infini.

Les clients atteignent aussi des sommets de connerie. Je ne compte plus les fois où on m’a demandé s’il y avait des toilettes dans le magasin… Dans une surface de plus de 40.000 m², comment peut on imaginer une seule fraction de seconde qu’il n’y ait pas forcément de toilettes?!? Alors du coup, j’ai décidé de répondre aussi connement qu’ils questionnent. Un jour, une cliente m’a demandé “on peut aller aux toilettes?” et j’ai rétorqué “oui, si vous voulez”. Ça l’a surprise, elle n’a pas compris…

Je suis en train de devenir une espèce de pantin, qui débite à longueur de journée la même bouillie d’informations pré-digérées, avec quelques sursauts de cynisme qui n’apportent qu’une satisfaction bien éphémère. Je me ratatine et me laisse ronger par la connerie ambiante, victime impuissante de l’écume des jours et de son lot de connards. Je suis de plus en plus aigri, ça m’a amusé un moment, mais maintenant je dois faire peine à voir. Et j’aime pas trop trop me sentir misérable comme ça.

Suck my blog.

Vous ne l’avez sûrement pas remarqué, mais MORT AUX CONS a maintenant un an et cinq jours. Youhou, c’est le moment de lâcher vos coms/déclarations d’amour/offrandes sur l’autel de la mauvaise humeur et bien plus encore! Pour ne pas faire comme tout le monde et dresser un genre de bilan avec des stats et des auto-congratulations qui puent la merde, à la place je préfère vous faire partager ma perception de ce que je connais des blogs, de ce que je déteste dans ce petit monde qui, il faut bien le reconnaître, sert surtout à se regarder le nombril et à se trouver trop cools les uns les autres.

geekette

Bon, eux, je les trouve vraiment cools, la majeure partie du temps.

Alors pour commencer en fanfare, les trucs qu’on voit partout et qui a toujours le même effet sur moi, à savoir fermer l’onglet et me promettre de ne jamais retourner sur ledit blog: les Geeks et les Geekettes. Ça fait déjà un petit bail que ça m’énerve, mais ces derniers temps le phénomène empire assez sévèrement. C’est bien simple, depuis quelques semaines, lorsque je me balade sur les blogs, y en a un sur deux qui se définie comme “geek”. Et c’est d’autant plus récurrent sur les blogs de filles, à base de “j’suis trop une geekette, mais attention, j’suis aussi une fille, j’aime bien le rose!”. J’ai jamais trop trop accroché avec les vogues et les modes, j’en ai déjà un peu parlé, mais cette dernière devient vraiment insupportable! Puisque maintenant, il suffit d’avoir un t-shirt sérigraphié avec des manettes de consoles vintages, de porter des Ray Ban H&M wayfarer sans correction ou d’organiser des tournois de Wii Mario Kart (plutôt me pendre!) avec ses amis et d’en publier les photos sur son blog pour se prétendre Geek… Je me souviens d’une époque pas si lointaine ou c’était trop la honte de jouer à Donjons & Dragons et de savoir réciter par cœur TOUS les dialogues de la première trilogie Star Wars sans prendre plus de dix respirations avant de tomber dans les pommes. C’est carrément écœurant de voir que l’industrie du cool s’est emparée de ça et que 83% des connards qui se disent geeks n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un d12 ou le TACO. Les abrutis sus-nommés ne se rendent même pas compte que le geek est surtout un loser à la base, et qu’en voulant faire leurs intéressants et se revendiquer de la geekitude, ils ont juste tué l’essence même du terme.

Dans la même veine, toutes ces filles qui possèdent un reflex, un blog et un flickR et qui se sentent trop bonnes (modèles et photographes). Genre “je suis trop une artiste révolutionnaire parce que je prends mes pieds/mes tétons/mon vernis à ongle en gros plan”… Mais meurs, immédiatement. Égocentrisme caractérisé et version à peine améliorée d’un vernis hype du skyblog, je trouve ça (à quelques très très rares exceptions près) absolument pathétique. Cela dit, j’ai aussi compris que c’était le meilleur et plus facile moyen d’avoir des milliers de lecteurs réguliers et du coup de se sentir super important(e)… mais je passe la main et me contenterai de mes quelques dizaines de lecteurs intelligents non-voyeurs. (haha, vous avez cru que c’était la fête et que j’allais vous faire des compliments?!)

Ensuite, si vous surfez (y a encore des gens qui disent “surfer” sur internet?!) un peu les blogs influents, à succès, populaires, vous aurez remarqué cette constante qu’est le “preum’s” ou “first”. J’ai depuis longtemps arrêté d’essayer de comprendre l’intérêt d’être le premier à “commenter” une note, peu importe son contenu, surtout si c’est juste pour témoigner de la vacuité totale de son cerveau. Je ne peux, malgré tout, pas m’empêcher de penser que les firsts sont d’inénarrables losers pour se raccrocher à ces micros victoires de l’infiniment petit…

Enfin, j’ai observé que quelques posts sont récurrents sur la plupart des blogs que j’ai visité. En tête, le post qui parle des google requests. Mise à part elle, qui le fait de manière originale et marrante; c’est devenu le poncife immanquable, un genre d’aveu de “j’ai absolument rien à dire”, on a toutes et tous des requêtes marrantes dans nos stats, ça ne sert à rien de les partager.  Y a aussi le post sur la myspace/facebook profile pic, c’était marrant les quatorze premières fois… maintenant, ça lasse un poil. Bon, je vous épargne les lolcatz and dogs, on ne tire pas sur une ambulance.

En conclusion, j’ai commencé ce blog avec de gros à priori négatifs, presque seulement du mauvais; aujourd’hui j’ai un peu pondéré mon discours. J’ai en effet découvert des gens de talent, drôles, touchants et attachants. Même s’il faut vraiment écrémer à mort, ça vaut probablement le coup. D’autant que ce site m’a offert la possibilité de m’exprimer, de probablement trouver un genre de style et d’avoir quelques gens qui me lisent. Alors voilà, je n’aime toujours pas trop trop la grande majorité des blogs, mais le mien, bah je l’aime bien.

psotb: je viens seulement de le remarquer mais cette note, en plus d’être anniversaire, est la 66ème!!! Yeah, mothafuckaaa!

psaci: une geekette dont le blog était linké dans l’article m’a demandé poliment d’enlever le lien, alors je l’ai fait. Mais il est facile à retrouver…

Le Non-Humour.

C’est un peu comme une religion, qui aurait beaucoup trop d’adeptes, lesquels se reconnaissent entre eux, s’échangent les dernières nouveautés et tentent de convertir à l’usure les athées et les agnostiques qui croisent leur route. Mais avant toute chose, c’est de loin la religion qui me casse le plus les couilles. Et Dieu sait que peu importe le culte monothéiste qui le vénère, ça me saoule sévère!

Grosses-Tetes

Comme dans toutes les “grandes” religions monothéistes, les adeptes de l’église du non-humour suivent divers mouvements et appartiennent à différentes familles. Par exemple, la très puissante Confrérie des garçons de café, qui outre une très forte aptitude à la désagréabilitude gratos, sont imbattables pour placer des trucs du style “Un croque-monsieur pour madame, ça m’étonne pas! et vous mademoiselle, qu’est-ce que ce sera, un Sex on the beach (wink wink)” qui donnent bien envie de s’auto-euthanasier plutôt que de subir ses sarcasmes à la fiente une seconde de plus. La Confrérie a bien entendu son pendant direct, qui lui répond, l’abreuve et lui permet de vivre: Le Saint Ordre des piliers de comptoirs, apôtres de l’humour… bah, de comptoir. Capables d’assumer sans vergogne d’être la trillionième personne à déclarer fièrement “tiens, mets-moi un p’tit jaune, et pas plus haut qu’le bord!” (suivi du long rire gras et très sonore des templiers de l’ordre). Puis il y a aussi le Mollah du Mainstream, qui était très souvent un Adepte de Toto, lorsqu’il portait encore des culottes courtes. Typiquement, il kiffe à mort les blagues de blondes, de belges et tout ce qui a fait la gloire et la grandeur des grosses têtes. Le genre de mec que ça fait encore marrer en 2009 de sortir “ah?! toi aussi t’es sur fesse-bouc!!”, déjà pas drôle à sa création, cette blague a le don de rayer les personnes qui la sortent de mon esprit et de mon répertoire de téléphone. A vie. Rabbi  générationnel nous fait la fête chaque jour avec ses joyeux “DTC!” et ses “chat bite!!” en gros, il est resté bloqué en 3ème (la classe) et il gardera à vie ses blagues qui sentent l’excès de sébum, la frustration sexuelle et les restes de panini trois fromages coincés dans les bagues. Brahmane de la sainte citation nous emmerde encore avec des “okaayyyy!” et des “joyeux noël Félix!” ou encore “je sens que je vais conclure”, mais ça ne se limite pas aux œuvres du Splendid, le Brahmane ne se lasse d’aucun grand succès de la comédie, avec une nette préférence pour les gimmicks faciles à retenir, comme “j’tai KC!!!” (je tiens à préciser à mon lectorat que non, je n’ai pas ri plus d’une fois et demie devant Brice de Nice). Enfin, Elder Fan de, c’est le gros pénible qui vous refait les stand ups et sketchs des comiques connus. Avec des trous dans le texte, aucun sens du rythme de la vanne et surtout, surtout, le gros coup de coude pour dire “attends, tu vas voir, là c’est trop drôle”. Alors, je le dis à tout le monde: Arrêtez de nous refaire les spectacles drôles que vous avez vu, c’est JAMAIS marrant!!!

Bon, on adhère tous un minimum à l’une ou l’autre de ces religions, je ne condamne personne… enfin si ça reste léger. Mais comme je le disais en introduction, ce qui me pose problème, c’est le prosélitisme outrancier des fidèles du culte du non-humour, qui se croient marrants, j’en veux pour preuve qu’ils se poilent à leurs propres vannes (indice imparable) et qui veulent partager avec le monde entier la béatitude extatique de leur foi. Eh bien non, messieurs les bigots, ni Dieu ni Maître, je vous emmerde et je resterai à jamais un mécréant du rire, adepte de la blague inédite. Poil à la bite!

Honte d’être un mec.

Y a plein de trucs pour lesquels je suis plutôt content d’être un mec. Déjà je ne perds pas des hectolitres de sang de manière régulière et douloureuse, ce qui affecterait mon humeur, qui n’a vraiment pas besoin de ça pour être mauvaise. Lorsque j’aurais des rides et des cheveux grisonnants, j’aurai grave la classe. Et je n’aurai jamais de mycoses à la chatte. Bon, tout ça c’est super, mais en contrepartie, je suis rangé dans ce grand groupe qu’on appelle les mâles et franchement, plus souvent qu’on pourrait le croire, c’est carrément la honte.

honte!

En premier lieu, j’en ai déjà parlé et aussi un peu , mais pourquoi les hommes sont ils de tels porcs libidineux?!? Une étude scientifique prouve que 83% des hommes résument les femmes à un cul et une paire de nichons. Cet état de fait est très pénible pour la gent féminine, mais croyez moi, femmes du monde entier qui lisent mon blog avec passion, c’est encore pire pour les 17% d’hommes (y compris 8,3% d’homosexuels et 0,83% d’aveugles) qui restent sur le bord de la route à voir les femmes comme de vrais êtres humains à part entière, donc avec aussi un cerveau. Le pire, c’est que parmi ces 83%, 8,3% des hommes ne se limitent pas aux nanas bien roulées ou avec un super décolleté, ils s’attaquent à tout ce qui est dépourvu de pénis et pourvu poils pubiens! Même un cageot de touriste Est allemande avec combo bermuda vert fluo et birkenstock/chaussettes en laine, ils se retournent la bave aux lèvres en imaginant des trucs-qu’on-ne-voit-que-sur-Youporn avec elle… Bien sûr, tous les hommes hétérosexuels dotés de la faculté de voir, ont effectivement les yeux attirés par un joli décolleté, de grands yeux aux cils interminables ou de belles épaules nues, dorées par les 3 jours de soleil du mois de juin 2009.  Mais cette minorité invisible, dont je me revendique fièrement, est capable d’apprécier la beauté sans la saccager mentalement contrairement à la légion de porcs fielleux sus nommée.

En deuxième lieu (tiens, personne ne dit ça… wow, j’suis trop un visionnaire!) les hommes aiment le foot. Comme le dessine si brillamment ce gars dans sa note du 02 juin 2009 (je précise l’année pour le jour où je serai passé à la postérité, au même titre que Boulet et que les gens verront -vers 2083- qu’à notre belle époque, il y avait des familles d’artistes, qui se reconnaissaient et se respectaient mutuellement), le foot est terriblement chiant. Pour ma part, je ne regarde que les matchs de l’équipe de France pendant la coupe du monde, je ne connais que les noms des attaquants de cette dernière et je répète bêtement d’un air expert les derniers commentaires que j’ai entendu sans jamais les comprendre. Genre: “Ribery a une technique-ballon-au-pied absolument remarquable, totalement déroutante pour ses adversaires…” Bon, que les mecs aiment regarder le foot, soit. Mais pourquoi autant d’enjeux et d’émotions autour de 22 gars qui courent après un ballon en se faisant (beaucoup trop rarement) des tacles dans les jambes..? Dans certaines régions du monde, c’est même comme ça qu’on choisit ses amis! Bon, c’est en Angleterre, on sait qu’ils savent être super cons… ils ont quand même inventé le cricket……………………………… (oups, pardon, je viens de m’endormir). De la même manière, la plupart des mecs rêvent d’avoir une grosse bagnole et sont persuadés que ce faisant, ils choperont des tas de nanas avec lesquelles ils feront des trucs-qu’on-ne-voit-que-sur-Youporn, sur la banquette arrière. Bon, à part le fait qu’une voiture à Paris est le meilleur moyen de se ruiner, même quand on a un gros salaire, je n’arrive pas à voir l’intérêt de posséder une caisse qui monte à 100km/h en 8,3 centièmes de seconde et qui bastonne à 250 km/h sans problème alors que la vitesse est limitée à 130 dans le meilleur des cas. Je l’ai beaucoup dit , mais si ça c’est pas de la compensation de micro pénis…

En troisième lieu (ça non plus, personne ne le dit… quel génie!), l’homme de base à très très peur de passer pour un pédé. Ce qui est très très con et qui le mène à ne pas bien s’habiller, avoir peur de faire la bise à ses potes du même sexe, ne pas s’intéresser à l’art ou à la danse, à préférer Terminator Renaissance à The Women et à ne pas pleurer devant Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou Danse avec les Loups (surtout quand l’indien-taciturne-au-début-et-qui-a-trop-la-classe hurle, du haut de la montagne enneigée, monté sur sa fière monture: “Danse avec les loups, moi  longs cheveux, je serai toujours ton ami!!”). Eh bien, j’ai envie de dire BULLSHIT!!! Et quand bien même on pourrait avoir l’air gay, qu’est-ce que ça peut foutre?! Prenez Bowie, par exemple, il a eut l’air/été/sonné très très pédé, il n’en reste pas moins dans le top 3 des hommes les plus cools de l’histoire de l’humanité. Le vrai messie d’une religion qui n’existe pas et dans laquelle je me reconnaîtrait vraiment!

En dernier lieu (personne ne le d… ah si, euh… non, rien en fait), tout au long de l’histoire de l’humanité, les gros bâtards, c’est toujours des hommes. Les tyrans, les massacreurs de bébés phoques, les petits pères des peuples… toujours une quequette entre les jambes! A part quelques exceptions, qui méritent le respect parce qu’elles ont niqué leur monde hyper subtilement, les “méchants” de l’histoire ne sont jamais des “méchantes”. Ce qui prouve scientifiquement que l’homme est quand même une grosse brute, sans cœur mais avec une grosse paire de couilles de rechange logée dans la boîte crânienne, aimant opprimer les plus faibles et ne sachant pas bien s’habiller de peur de faire pédé. Et j’aime pas trop trop être rangé d’office dans le même sac (à merde).

Mangez au moins 5 culpabilités par jour.

Que ce soit pour la clope, la bouffe grasse ou l’activité physique, vous aurez peut-être remarqué que tout ce qui est bon est en fait l’instrument du maaaaal! Au delà d’être une grande injustice de la vie, c’est aussi une méthode de pression que semblent avoir développé les gouvernements des pays industrialisés.

vivre-tue-black

Loin de moi l’idée de faire de la politique ou de défendre des idées anarchistes, mais j’ai juste envie de lancer ce grand cri du cœur: Mais arrêtez de me briser les testicules avec votre morale culpabilisatrice à la merde!!* (imaginez moi -même si vous ne me connaissez pas, limite c’est mieux- en plein milieu de la 5th avenue de NY, déserte, les bras levés vers le ciel. long travelling arrière montrant le personnage dans toute sa sollitude et son désespoir)

La méthode est fine, bien tordue et super efficace. On n’interdit pas, on conseille et recommande. Vous avez le droit de fumer, à partir de 18 ans. Mais sur les paquets de clopes on vous dit bien que c’est trèèèès mal et que vous allez mourir dans d’atroces souffrances en étant longuement digérés pendant plus de… mille ans. Fumer ne sera jamais interdit, ça rapporte beaucoup trop à l’État. On sait tous (j’espère) que la seule vraie raison pour laquelle on augmente la fissure anale du fumeur le prix du paquet de clope régulièrement est pour accroitre les revenus de l’État sur le dos des fumeurs. Et je mets ma bite et mes jambes à couper qu’un de ces jours, les soins ne seront plus remboursés pour les victimes du cancer qui auront fumé. (je viens de m’en allumer une, tiens… (et je kiffe ma race)(ça faisait longtemps que j’avais pas fait de parenthèses multiples)(bon ok, j’arrête)). Vous avez le droit de manger chez McDo/Subway/Quick/Burger King(I wish!)/Domino’s Pizza/Kebab tous les jours si vous voulez, mais attention hein, c’est quand même très mal et vous serez gros, vous aurez des problèmes d’artères bouchées et de mauvaise haleine et de literie. Si vous mangez trop salé, vous ferez de la tension, si vous mangez trop sucré, vous aurez du diabète, si vous aimez pratiquer l’éjaculation faciale, vous aurez le sida et la liste peut continuer encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord…

Chaque jour, on se fait matraquer une morale à vous transformer sœur sourire en présidente de l’association des dépressifs du Val de Marne. La dépression aussi ça tue. Normalement, les tendances (de mode, d’art, de pensée) tournent et se renouvellent régulièrement, mais quand est-ce qu’on repasse à l’insouciance et l’hédonisme, au sex drugs & roc’n'roll, au flower-power-faisons-tous-l’amour-dans-les-prés-avec-des-grosses-touffes-pubiennes-des-colliers-de-paquerettes-autour-du-cou-et-plein-de-LCD-dans-les-veines?

Parce que j’aime pas trop trop qu’on me gâche systématiquement mon plaisir avec un code de conduite tout tracé d’un fanachisme digne des oeuvres complètes de Staline. Laissez moi pécher, nom d’une bite en latex noire aux proportions éléphantesques!!

*: je sais, “culpabilisatrice” ça n’existe pas vraiment, mais vous allez pas en rajouter!!

Les vices à la mode ou le pain quotidien de la médiocrité (part 2)

Bon, cet article suit un autre que j’ai publié il y a seulement six petits mois, j’espère que vous avez suivi… En gros, j’y parlais de cette manie de détester l’hypocrisie parce que c’est trop dégueulasse-quoi-tu-vois?! Mais les preux chevaliers de l’honnêteté à tout prix ont des cousins, plein. Pas aussi nobles et purs mais tout aussi agaçants: les chantres de la facilité.

couch potatoe

De formes très diverses, les apôtres de la facilité ont tous en commun une activité cérébrale à peu près aussi vive qu’un acteur de théâtre No au milieu de son deuxième acte. Ils regardent beaucoup la télé, surtout les émissions dans lesquelles on a l’impression d’apprendre plein de trucs révoltants ou effrayants (e.g. “reportages” M6, typiquement). Quand il n’y a rien, ils se connectent sur MSN pour parler “kom sa” à leurs so-called-amis en leur envoyant des gifs trop lol.

Il est assez aisé de les repérer, certains indices ne trompent pas. Déjà, ils font les blagues auxquelles on s’attend forcemment dans une situation donnée. Par exemple, chanter “mmm-bap” des Hansons bros quand on croise un mec qui porte les cheveux longs et blonds (non, cet exemple n’est pas un vibrant et douloureux témoignage…). Deuxièmement, ils sont très sujets à la mode, que ce soit vestimentaire ou “artistique”. Le genre de mec qui se fait une coupe à la pisse court sur le devant, rasé sur les côtés et long derrière, qui porte un casque DJ dans lequel il passe ce genre de bouse et un polo moulant rose parce que c’est trop la classe!!……… dans la banlieue de Cayeux-sur-mer, peut-être. Troisièmement, et sans distinction de sexe, ces gens là trouvent Clara Morgane “trop mignonne” et Paris Hilton vraiment “trop classe”. Globalement quand ils trouvent les gens “trop”, et ça va avec tout. Enfin, ils ne regardent pas les films en VO, parce que c’est chiant t’as vu, faut lire les sous titres, du coup on loupe les seins de l’actrice cascades trop impressionnantes du dernier Fast & Furious.

Y a aussi les blondes (souvent fausses), qui excusent toutes leurs conneries par “bah ouais, hein, j’suis une blonde!”… Comme ça m’énerve! Les blagues de blondes, c’était déjà l’équivalent du best of de Jean Roucas en VHS y a dix ans; mais en 2009… Eh bien, c’est rentré dans les “moeurs” et la connerie des blondes fait consensus. Parfaitement affligeant, non? C’est comme le fameux DTC, pour moi c’est une super bonne façon de déterminer les gens qui me font rire ou pas. Qui seront mes amis ou pas.

Enfin, vous avez probablement remarqué que la majeure partie des hommes qui se font pécho après avoir baladé leur teub dans des recoins que la morale réprouve, se “justifient” en disant qu’ils ne sont que des hommes, que le mâle est faible devant la chair. Alors comme ça, on est sensé accepter sans broncher que l’homme ne soit qu’une paire de couilles ambulante, guidée par le gland-radar, irrésistiblement attirée par toute zone humide un tant soit peu accueillante..? OMFG, quelle misère! Ce qui distingue l’homme du Bonobo, c’est la raison. C’est vraiment trop facile de l’oublier… quand ça nous arrange.

Il reste moult et pléthore exemples, mais je n’ai pas la vocation de publier une encyclopédie… Seulement, vous l’aurez compris, j’aime pas trop trop qu’on se vautre mollement dans sa médiocrité, surtout en le justifiant avec des arguments massue tels que: “Qu’est-ce que tu veux, j’suis comme ça, on ne se refait pas!”

Bullshit Police

Ca faisait longtemps, mais j’ai entendu une phrase qui a fait hurler l’alarme à Bullshit dans ma tête embrumée:

“En tout cas, devait pas y avoir grand chose à la télé hier soir, y avait tout le monde sur MSN!”

…Pauvre France…