Incredible India

L’Inde, immense pays d’un milliard d’habitants, à l’histoire millénaire, riche d’un mélange de plusieurs cultures et moult traditions séculaires, un véritable et authentique dépaysement, quoi. Bon, c’est gigantesque comme pays, donc en un mois je n’ai pas vu la moitié des états qui le composent, mais j’ai pu me faire une bonne idée de l’Inde du sud. On y trouve des ruines et des temples/églises/synagogues de folie, une nature luxuriante et débordante de faune et de flore extraordinaire, des plages de sable presque vraiment complètement blanc avec de l’eau à 25° et encore plein de choses merveilleuses. MAIS, comme vous vous en doutez sûrement, je ne vais pas vous parler de ça. Je vais bien sûr m’attarder sur toutes les aberrations de la culture indienne, et il y en a des tonnes! Bien entendu, ce que vous vous apprêtez à lire avec délectation et en vous esclaffant d’un rire coupable et cependant jouissif ne sont que les observations d’un occidental, confronté à une culture qui lui est presque totalement étrangère et puisqu’on ne juge que d’après ce qu’on connait, c’est pas très juste, mais c’est plus marrant.

bollywood

Avant tout, petite mise en garde qui vous évitera de vous faire banane comme moi: on va forcément vous demander (en hochant la tête sur les côtés et un très fort accent) “first time in India?” et là, il est très TRÈS important de répondre “no”. Sinon, vous êtes bons pour un couplet très rapide et super bien étudié à base de “I give you very good price, very cheap, beginning of the season, very cheap, you will pay ten times the price but you won’t realise you foolish western people, and for 10 more roupies I put my fat dick in your ass and fuck it up with no lubricant and just a touch of curry…” désolé pour les gens qui ne parlent pas anglais, en gros ça veut dire qu’on se la fait mettre en beauté pour 10 fois le prix et avec le sourire. Maintenant que vous êtes bien mis en garde, laissez moi vous raconter les merveilles de l’Inde.

Les indiens sont capables de tout faire dans la rue, sans aucune gêne. Genre ils mangent et dorment par terre, font leurs besoins (oui, TOUS leurs besoins) dans les coins, se lavent les dents, se curent les pieds etc. La notion d’intimité a gentiment été effacée par des générations de familles qui vivent dans la rue. C’est un peu triste et super dégueulasse. Tiens, en parlant de dégueulasse, autant le dire tout de suite: en Inde on ne connait vraiment pas l’utilité des poubelles. Je vous assure que je n’en rajoute pas quand je vous dis que j’ai vu des tas de gens jeter leur bouteille vide/papier gras de samosa/ emballage de noix de cajou par terre, à moins de 83 cm d’une poubelle. En fait, l’hygiène publique des indiens est inversement proportionnelle à la beauté de leur nature. C’est magnifique naturellement, complètement immonde manuellement. Je n’ai pas vu un seul cours d’eau qui ne contienne au moins 83% de merde d’humain/de chien/de vache et où surnage une épaisse pellicule de détritus. Et ça, c’est juste la vision, je ne vous décris pas l’odeur, au cas où vous me lisez en mangeant un truc. Et ils ont cette manie de cracher tout le temps, partout; même de la fenêtre du bus ou du train. Et puis tout le monde (même les femmes!) lâche d’horribles molletons avec bien souvent l’option gros raclage de gorge en préambule. Ça me choquait déjà en France, mais c’est du pipi de chat à côté de l’Inde…

Comme nous avons un peu bougé dans le sud du pays, nous avons été obligés d’utiliser les moyens de transport indiens, principalement des trains et des bus. Avant toute chose, il faut oublier le rapport distance/temps auquel on est habitués en France, tout de suite! Parce qu’en Inde, pour faire 83 km, ça ne les choque pas du tout de passer 4 ou 5 heures dans un bus, c’est normal et tout le monde prend son mal en patience dans le calme (relatif, parfois on a le droit à des DVD de clips de pop indienne avec les hauts parleurs à fond dans ta gueule). Si on vous vend un bus “deluxe” climatisé avec couchettes, attendez vous à des sièges inclinables et des mini ventilateurs qui ne se mettent jamais en marche, en gros pour l’air conditionné, vous n’avez plus qu’à vous en remettre à l’ouverture de votre fenêtre, par laquelle vos voisins de derrière se pencheront tous les quarts d’heure, pour lâcher leurs gros mollards, ça va sans dire. Quant au train – qui n’est pas plus rapide que le bus, il faut tout de suite oublier la rapidité du TGV, en général on fait des pointes à 45 km/h et la vitesse de croisière est plutôt autour de 30km/h – c’est tout aussi folklo. On a le choix entre plusieurs classes dont la sleeper, celle que tous les indiens prennent, très vivement déconseillée. D’abord parce que c’est la grosse baston pour avoir une place assise, que c’est super blindé et que les indiens ça ne les gêne pas plus que ça de te marcher dessus pour atteindre leur place. Parce que des marchands ambulants passent régulièrement pour proposer du chai ou du café/des samosas/des biryanis/des cacahuètes et que du coup, en seulement une demie heure de trajet, le wagon est un genre de déchetterie sur rails. Parce que les mendiants cul-de-jatte et autre lépreux (je n’en rajoute pas, on en a vraiment croisé un dans le train) y sont légion et qu’ils ne lâchent pas l’affaire facilement. Enfin, vous pouvez oublier la clim et dans un pays où il fait genre 35°C à l’ombre, vous imaginez l’ambiance à l’intérieur d’une boîte de conserve en plein cagnard, d’autant que le déo, c’est plutôt un produit de luxe réservé aux nantis (respirer par la bouche pendant 14 heures, c’est un peu relou) et la matière préférée des indiens pour leurs chemises, c’est le lycra.

Les femmes sont très couvertes, les hindous comme les musulmanes ou les chrétiennes, combattent la chaleur avec des mètres de tissus. Conséquence: les mâles sont en sang quand ils croisent une occidentale, surtout quand il fait chaud et que du coup elle a pas super envie de porter un col roulé. Que ce soit pour ma fiancée, qui en plus est super bonne, ou pour moi; c’est marrant un fois ou deux mais ça devient rapidement très oppressant. Parce qu’en plus de scotcher très lourdement, tu as beau essayer de leur faire comprendre que ça te gène, rien à foutre ils lâchent pas l’affaire, pire que les italiens. Un peu comme un gamin devant son premier film érotique sur M6, y a rien de vraiment excitant, mais à côté du club Dorothée, un bout de nichon c’est la fête! Ça rend les balades en ville un peu pénibles.

Ce qui m’amène à mon dernier point: l’incessante sollicitation de l’occidental. Il ne faut pas se faire d’illusion, la couleur de notre peau nous trahit direct et pour les commerçants, on est vraiment des portefeuilles ambulants. Bien sûr on en profite aussi, la puissance de notre monnaie est indéniable, donc on se fait plaisir et on achète la moindre merde qu’on trouve un peu jolie ou marrante. Mais y a des moments (en fait, presque tout le temps) où on a envie qu’on nous foute la paix. Et ils sont coriaces les bougres, ils seraient capables de te vendre leur grand-mère et d’organiser la livraison! Au début du voyage j’étais hyper poli et je me justifiais “non, c’est gentil mais j’ai déjà des statuettes de chaque divinité, c’est pas la peine, mais merci, c’est super, j’te kiffe, allez, bisous” à la fin, j’étais une vraie kaïra et le pire, c’est que ça ne les gène même pas! Tu les jettes super sèchement, ils ne se formalisent pas et se disent juste que c’est pas la peine d’insister… Il ne faut pas hésiter non plus à continuer de marcher en les ignorant purement et simplement quand un mec vous suit en vous sortant son bla bla; ici je trouverais ça complètement humiliant et vilain, là bas, c’est normal et surtout une énorme économie de temps et d’énergie.

Voilà, j’ai encore plein de détails incroyables (comme la conduite au klaxon, ces gros enculés de moustiques, les rickshaws et bien plus encore) mais vous avez déjà un bon aperçu de ce que ça donne en Inde. Il ne faut pas que ça vous dissuade d’y aller, ça vaut vraiment le coup et côté dépaysement, ça tient ses promesses. Toutes ces expériences, bien que parfois assez angoissantes sur le moment, sont au retour bien marrantes et c’est ce qui rend un voyage inoubliable.

N+1=C-1?!

Bon, il ne me reste plus qu’une poignée d’heures de calvaire au boulot avant de m’envoler vers des cieux plus cléments, étonnants, émerveillants et surtout beaucoup moins casse-couillants. Mais à la manière des derniers mètres qui nous séparent du providentiel trône en faïence lorsqu’on est assailli d’un effroyable besoin de se soulager la vessie (ou pire…); mes dernières heures dans le monde du travail sont vraiment, VRAIMENT (VRAIMENT, c’est bon, vous avez compris?) super éprouvantes pour mes nerfs. Je vous ai déjà parlé, il y a peu, de mon passionnant boulot. Mais cerise pourrie sur le gâteau au purin, j’ai une nouvelle responsable, ma N+1.

office

Pour préserver son anonymat et parce que j’aime pas trop trop ce prénom (rapport à ma tante, qui est trop une connasse), nous l’appellerons Françoise. Déjà, Françoise a un timbre de voix à peu près aussi agréable à l’oreille qu’un palpage testiculaire par un infirmier atteint d’un papillomavirus humain (oui, j’ai une imagination débordante), ce qui est - au passage - un point commun avec la vraie Françoise (ma tante, bon, tu suis maintenant, je ne vais pas rester derrière toi pendant tout l’article.), un peu comme Daniela Lumbroso ou Evelyne Délia.  Ensuite, elle a une manie, absolument insupportable, qui consiste à exprimer à haute voix (voix bien reloue, je le précise à nouveau, au cas où vous seriez vraiment très étourdis) tout ce qui lui passe par la tête, sans exception aucune. Vous montez ça en série avec le potentiel concentration d’un chaton et vous obtenez une responsable bieeeeen pénible, qui parle en continu, répétant toutes les 8 minutes 30 qu’elle a rendez vous avec l’électricien du magasin à 15h, puis avec la responsable de telle marque à 16h30, puis avec Marie-Connasse de la compta à 17h  etc., ad vitam eternam (ça veut dire “pour TOUJOURS”).

Françoise illustre parfaitement le mot zèle. A tel point que si on me demandait de rédiger une encyclopédie (haha, j’aimerais bien voir ça tiens!), au mot zèle, je n’aurais pas à me faire chier, je mettrais juste: cf. Françoise, numéro de poste: 8519. C’est bien simple, quand elle commence ça journée à 12h, elle arrive à 10h15. Quand elle termine sa journée à 17h30, elle se casse jamais avant 19h15!!! Je tiens à préciser que les heures sup ne sont pas majorées, juste récupérées. Ah oui, j’oubliais: elle ne prend pas ses jours de récup’… Et elle s’encombre de tout un tas de tâches qui sont foncièrement inutiles et très rébarbatives, comme classer des post it par ordre chronologique et chromatique par exemple. Françoise est persuadée que ce genre de détails est vraiment important, alors que tout le monde s’en cogne complètement. Oh je vous vois d’ici vous attendrir et vous dire que c’est un peu triste, mais NON!!! C’est juste complètement crétin et super relou, parce qu’on parle toujours de Françoise et que je vous le rappelle, elle aime bien lister tout ce qu’elle fait à (très, trop) haute voix…

Enfin, Françoise fait partie de cette génération de gens non habitués à l’informatique. Bon, jusqu’ici, rien de bien exceptionnel, mais là on atteint des sommets où on meurt de froid et de manque d’oxygène en moins de 83 secondes. Bon, je sens que vous avez besoin d’un exemple ou deux. Aujourd’hui, j’ai très calmement appris à Françoise comment se servir d’un menu déroulant, mais ce n’est pas tout: alors que je la laissais en charge de la souris (bah pour qu’elle apprenne un peu mieux), je me suis aperçu qu’un clic droit pour elle, c’était un clic gauche avec la main droite, elle comprenait pas “oh bah ça fait rien…”. Et dire que je m’étais formalisé la semaine dernière quand je me suis rendu compte qu’elle ignorait l’existence du ctrl+C/ctrl+V… Alors je veux bien être patient et pédagogue avec les nases en informatique de base (quoique, demandez à mon père si je suis patient!), mais là on dépasse les limites de l’entendement.

A la limite, si je n’avais pas à me la subir tous les jours et surtout si elle n’était pas responsable de l’équipe… Mais là, elle manage une équipe, elle doit gérer un petit service. Bon, elle est très gentille hein, mais… comment dire? euh… bah, elle a un QI de poule! Alors je veux bien faire des efforts, mais comme j’aime pas trop trop les cons (comme vous l’aurez peut-être remarqué), j’ai sérieusement pas trop trop envie de retourner à mon “travail de connard” (comme je l’appelle affectueusement) au retour de mes merveilleuses vacances.

ps/grand jeu concours: N+1 signifie responsable, que peut bien signifier C-1 selon vous?

cet article n’a presque pas d’illustrations marrantes, je suis désolé mais compte tenu du sujet (je n’invente presque rien), c’est un peu chaud de passer du temps à mon poste de travail pour finaliser les derniers détails. Je vous le livre donc tel quel et le complèterai peut-être, si vous êtes mignons, durant le week end.

Le client est roi (de mes couilles)

Comme vous ne le savez probablement pas, je bosse dans un grand magasin pour mettre du beurre dans mes épinards. C’est sûrement parce que je n’ai pas encore pris de vacances, mais la routine pèse de plus en plus lourd sur mes frêles épaules chaque matin, lorsqu’il s’agit d’enfiler le costume de pingouin asservi qui me rapporte de quoi vivre à la grand ville. J’ai un peu plus de mal chaque jour à dire “bonjour, comment ça va? moi, ça va!” alors que ce que je pense en vrai c’est “putain de merde, ce monde est si loin du mien, vous ne vous rendez pas compte que je suis un étranger ici?! vous ne vous rendez pas compte que malgré ce que j’affirme chaque jour, eh bien non, ça ne va pas du tout!!” parce que je ne suis désespérément pas dans mon élément, dans un grand magasin. Dans une routine. Mais au delà de ce vague à l’âme qui m’envahit un peu plus chaque jour, il y a une chose dans cet abominable quotidien qui me rend de plus en plus hargneux et hostile à ma propre vie: les clients.

clients

Bon déjà, ils sont généralement très laids, mais ça c’est plutôt tant mieux parce que ça passe le temps, ça me permet de lâcher quelques saloperies. On ne s’imagine pas l’éventail et la variété de tâcherons qu’on peut trouver dans les magasins. Une vraie farandole de l’immondice, un bouquet garni de la laideur, un feu d’artifice de la vilénie…

Mais ce qui me ronge les nerfs, en réalité, c’est de voir à quel point les clients se croient absolument tout permis. Sous pretexte qu’ils lâchent les billets, ça y est c’est la teuf! La politesse n’est qu’un vague souvenir de l’époque où ils étaient civilisés; il leur faut tout, tout de suite et les employés qui leurs font face sont réduits à des automates désincarnés. On ne s’imagine pas à quel point les échanges se limitent à un ou deux noms propres auxquels on appose un approximatif point d’interrogation. “Tax free?”, “Toilettes?”, “Restaurant/Food?” ne sont que quelques exemples, inlassablement répétés, quotidiennement, le tout multiplié par l’infini.

Les clients atteignent aussi des sommets de connerie. Je ne compte plus les fois où on m’a demandé s’il y avait des toilettes dans le magasin… Dans une surface de plus de 40.000 m², comment peut on imaginer une seule fraction de seconde qu’il n’y ait pas forcément de toilettes?!? Alors du coup, j’ai décidé de répondre aussi connement qu’ils questionnent. Un jour, une cliente m’a demandé “on peut aller aux toilettes?” et j’ai rétorqué “oui, si vous voulez”. Ça l’a surprise, elle n’a pas compris…

Je suis en train de devenir une espèce de pantin, qui débite à longueur de journée la même bouillie d’informations pré-digérées, avec quelques sursauts de cynisme qui n’apportent qu’une satisfaction bien éphémère. Je me ratatine et me laisse ronger par la connerie ambiante, victime impuissante de l’écume des jours et de son lot de connards. Je suis de plus en plus aigri, ça m’a amusé un moment, mais maintenant je dois faire peine à voir. Et j’aime pas trop trop me sentir misérable comme ça.

Suck my blog.

Vous ne l’avez sûrement pas remarqué, mais MORT AUX CONS a maintenant un an et cinq jours. Youhou, c’est le moment de lâcher vos coms/déclarations d’amour/offrandes sur l’autel de la mauvaise humeur et bien plus encore! Pour ne pas faire comme tout le monde et dresser un genre de bilan avec des stats et des auto-congratulations qui puent la merde, à la place je préfère vous faire partager ma perception de ce que je connais des blogs, de ce que je déteste dans ce petit monde qui, il faut bien le reconnaître, sert surtout à se regarder le nombril et à se trouver trop cools les uns les autres.

geekette

Bon, eux, je les trouve vraiment cools, la majeure partie du temps.

Alors pour commencer en fanfare, les trucs qu’on voit partout et qui a toujours le même effet sur moi, à savoir fermer l’onglet et me promettre de ne jamais retourner sur ledit blog: les Geeks et les Geekettes. Ça fait déjà un petit bail que ça m’énerve, mais ces derniers temps le phénomène empire assez sévèrement. C’est bien simple, depuis quelques semaines, lorsque je me balade sur les blogs, y en a un sur deux qui se définie comme “geek”. Et c’est d’autant plus récurrent sur les blogs de filles, à base de “j’suis trop une geekette, mais attention, j’suis aussi une fille, j’aime bien le rose!”. J’ai jamais trop trop accroché avec les vogues et les modes, j’en ai déjà un peu parlé, mais cette dernière devient vraiment insupportable! Puisque maintenant, il suffit d’avoir un t-shirt sérigraphié avec des manettes de consoles vintages, de porter des Ray Ban H&M wayfarer sans correction ou d’organiser des tournois de Wii Mario Kart (plutôt me pendre!) avec ses amis et d’en publier les photos sur son blog pour se prétendre Geek… Je me souviens d’une époque pas si lointaine ou c’était trop la honte de jouer à Donjons & Dragons et de savoir réciter par cœur TOUS les dialogues de la première trilogie Star Wars sans prendre plus de dix respirations avant de tomber dans les pommes. C’est carrément écœurant de voir que l’industrie du cool s’est emparée de ça et que 83% des connards qui se disent geeks n’ont pas la moindre idée de ce qu’est un d12 ou le TACO. Les abrutis sus-nommés ne se rendent même pas compte que le geek est surtout un loser à la base, et qu’en voulant faire leurs intéressants et se revendiquer de la geekitude, ils ont juste tué l’essence même du terme.

Dans la même veine, toutes ces filles qui possèdent un reflex, un blog et un flickR et qui se sentent trop bonnes (modèles et photographes). Genre “je suis trop une artiste révolutionnaire parce que je prends mes pieds/mes tétons/mon vernis à ongle en gros plan”… Mais meurs, immédiatement. Égocentrisme caractérisé et version à peine améliorée d’un vernis hype du skyblog, je trouve ça (à quelques très très rares exceptions près) absolument pathétique. Cela dit, j’ai aussi compris que c’était le meilleur et plus facile moyen d’avoir des milliers de lecteurs réguliers et du coup de se sentir super important(e)… mais je passe la main et me contenterai de mes quelques dizaines de lecteurs intelligents non-voyeurs. (haha, vous avez cru que c’était la fête et que j’allais vous faire des compliments?!)

Ensuite, si vous surfez (y a encore des gens qui disent “surfer” sur internet?!) un peu les blogs influents, à succès, populaires, vous aurez remarqué cette constante qu’est le “preum’s” ou “first”. J’ai depuis longtemps arrêté d’essayer de comprendre l’intérêt d’être le premier à “commenter” une note, peu importe son contenu, surtout si c’est juste pour témoigner de la vacuité totale de son cerveau. Je ne peux, malgré tout, pas m’empêcher de penser que les firsts sont d’inénarrables losers pour se raccrocher à ces micros victoires de l’infiniment petit…

Enfin, j’ai observé que quelques posts sont récurrents sur la plupart des blogs que j’ai visité. En tête, le post qui parle des google requests. Mise à part elle, qui le fait de manière originale et marrante; c’est devenu le poncife immanquable, un genre d’aveu de “j’ai absolument rien à dire”, on a toutes et tous des requêtes marrantes dans nos stats, ça ne sert à rien de les partager.  Y a aussi le post sur la myspace/facebook profile pic, c’était marrant les quatorze premières fois… maintenant, ça lasse un poil. Bon, je vous épargne les lolcatz and dogs, on ne tire pas sur une ambulance.

En conclusion, j’ai commencé ce blog avec de gros à priori négatifs, presque seulement du mauvais; aujourd’hui j’ai un peu pondéré mon discours. J’ai en effet découvert des gens de talent, drôles, touchants et attachants. Même s’il faut vraiment écrémer à mort, ça vaut probablement le coup. D’autant que ce site m’a offert la possibilité de m’exprimer, de probablement trouver un genre de style et d’avoir quelques gens qui me lisent. Alors voilà, je n’aime toujours pas trop trop la grande majorité des blogs, mais le mien, bah je l’aime bien.

psotb: je viens seulement de le remarquer mais cette note, en plus d’être anniversaire, est la 66ème!!! Yeah, mothafuckaaa!

psaci: une geekette dont le blog était linké dans l’article m’a demandé poliment d’enlever le lien, alors je l’ai fait. Mais il est facile à retrouver…

Choix Cornélien

Vous vous souvenez probablement du choix Cartésien que je vous avais proposé il y a quelques temps, si ce n’est pas le cas, allez regarder les archives! Maintenant! Bon, voici le deuxième round, mais cette fois ci avec des personnages de Séries (US parce que ce n’est même pas la peine de parler des séries françaises…). Dans la plupart des séries que je suis, il y a un personnage qui me donne envie de l’étriper, de manger du fricassé de bébé loutre, voire pire, d’arrêter de regarder la série pour toujours. C’est pourquoi j’ai pensé que ce serait marrant de voir lequel de ces personnages vous agace le plus:

  • Brenda Chenowith (six feet under) est super relou dans son rôle de surdouée élevée comme un cheval de course mais qui du coup est super dérangée-genre-c’est-trop-une-ouf-dans-sa-tête, carrément Emo…
  • Gaius Baltar (Battlestar Galactica) et sa pouffe de number 6 (mais elle, on lui pardonne parce qu’elle est trop bonne, non en fait on ne lui pardonne pas) avec ses crises mystiques à 2 dollars 6 sous, style je suis le messie en fait, putain je suis trop puissant! Non Gaius, je te rassure, t’es juste pénible!
  • Jenny Schecter (the L word) qui est tellement une petit chose fragile et trop une artiste torturée. Carrément Emo aussi, même qu’elle écrit de longs poèmes super originaux dans lesquelles elle raconte qu’elle pourrait s’arracher des organes tellement elle souffre dans son petit cœur… Mais crève espèce d’insupportable connasse pleurnicharde qui passe toutes ses scènes à chuchoter ses répliques!!!
  • Sookie Stackhouse (true blood) avec ses putains de moues d’oie blanche, ses morales à la con et la façon qu’elle a de personnifier tout ce qu’on appelle “faire sa meuf”, c’est à dire faire la tronche parce qu’on ne s’occupe pas assez d’elle, te prendre la gueule pour des détails tels que “t’as pas mis tes bouteilles vides de True Blood dans le bon contener, on recycle à Bontemps, merde!” et ce genre de trucs super chiants.

Voilà, j’ai pas mal cherché, mais je n’en trouve pas d’autres. Bon, c’est vrai, sur quatre personnages super énervants, trois filles… mais je n’y suis pour rien! C’est pas ma faute si les scénaristes américains écrivent des rôles de merde que pour les filles. Alors, maintenant c’est à vous, votez dans les commentaires, faites débat et calembours, proposez vos propres héros de série insupportables etc. Dans trois jours, je vous donne le personnage que j’ai le plus envie de pendre par les tripes, même si vous n’en avez rien à foutre.

Petit Florilège (again)

Puisque ça ne me demande pas trop de temps, que j’en manque (de temps) et que visiblement, vous avez bien aimé; voici un deuxième florilège de petits détails qui me foutent les nerfs en ce moment. D’autant que ça vous donne l’occasion de vous exprimer, voire de me faire vraiment marrer, dans les commentaires. Win/win situation!! Allez, trève d’introduction, vous les voulez, vous les rêvez, les voici:

  • J’aime pas trop trop faire caca. J’ai toujours été un honteux de la grosse commission, surtout que normalement ça doit arriver tous les jours, tous les matins je me dis “Mais pourquoi il faut que ça arrive TOUS les jours?!? Pourquoi on pourrait pas régler ça en une fois par semaine? Comme les autres corvées, genre le repassage…” Tout me traumatise là dedans… vous savez que même quand je suis tout seul, chez moi, je ne peux pas m’empêcher de mettre un carré de sopalin dans le fond de la cuvette? Bah ouais, pour éviter les tâches dégueux sur la faïence ET le rétro-splash! Enfin bon, voilà, ça me fait bien chier quoi. (ha… ha… NUL!!)
  • J’aime pas trop trop les voisins qui croient que c’est tous les jours la teuf. J’essaie de ne pas me sentir vieux et de lâcher des gros coups de balais dans les murs dès qu’un de mes voisins met un peu de danse sri lankaise (si si, j’ai une voisine qui kiffe ce genre de daube séculaire musique…), je tolère un maximum les enfants qui hurlent le dimanche matin etc. Mais hier soir, un nouveau dans l’immeuble en face a envoyé de la grosse sauce avec un voodoo chile enflammé à 2h du mat’. Bon, je n’ai rien contre Hendrix, au contraire, mais quand je dois me lever à l’aube 8h00, bah c’est un poil relou…
  • J’aime pas trop trop la chacalisation autour de la mort de Michael Jackson. Parce que bizarrement, tout le monde se sent investi d’une adoration absolue pour MJ et je constate un raz de marée de produits dérivés autour de sa mort. Ça me débecte vraiment, surtout lorsque certains commerçants se servent (voire montent de toutes pièces) des sites ou des groupes facebook, dédiés au King of Pop, pour vendre leur t-shirts à la merde. Par ailleurs, je suis un bien agacé par les gens qui continuent de pleurnicher et de rendre des hommages vibrants à notre idole. J’ai beau, comme vous le savez, avoir toujours eu une admiration immense pour lui, quand c’est trop, c’est… (je vous laisse deviner).
  • J’aime pas trop trop les gens qui parlent fort. Je dirais même que je ne supporte pas ça, dans aucune situation, de la part de qui que ce soit, à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit (bon, c’est pire la nuit et le tôt matin, bien sûr). Y a des gens qui ne savent pas parler sans hurler, jamais. Comme s’ils avaient passé leur vie dans une boîte de nuit. Super énervant aussi les gens qui croient encore qu’il faut s’égosiller pour se faire comprendre avec un téléphone portable, c’est fréquent chez les vieux, mais pas seulement. Enfin, spéciale dédicace à ma mère, qui croit que pour se faire comprendre d’un étranger, il faut lui parler très fort et très lentement!! “OU… SE… TROUVEUH… LAA… GAAARRREEE???” bon, je trouve ça plus marrant qu’agaçant, en fait.

Bon, voilà… L’hommage à MJ commence, je vais créer un groupe facebook, pour fêter ça dignement. J’attends de vous lire dans les commentaires!

psti: sinon, ne vous en faites pas, je reviens bientôt avec de nouveaux articles un peu plus substanciels, au programme: non humour et sales manies (en mode auto critique).

psdm: t’as vu, j’ai upgradé!

Petit florilège.

Chers amis, connus ou inconnus, aujourd’hui c’est le premier jour des soldes, donc déjà, dès le départ, je suis de mauvaise humeur. Je n’ai pas le meilleur des morals (“moraux?!?”) en ce moment, probablement la perspective de passer tout l’été à Paris, à bosser à mon boulot de con, alors que tout le monde va partir en vacances, revenir bien bronzé et me raconter tout ça dans les moindres détails… BREF, tout ça pour dire que je n’ai pas trop trop le courage, ni la motivation pour vous écrire un vrai article.

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Oh, je vous entends déjà, pleurnicher devant votre ordinateur (ou sous votre couette) comme des petites tarlouzes décolorées qui en ont marre qu’on s’en prenne à votre idole. Mais ne vous en faites pas, je suis toujours fâché, j’ai toujours envie de sortir la grenade à fragmentation et je vous ai préparé une petite liste:

  • J’aime pas trop trop les soldes. Parce que ça m’a obligé à me lever à 7h du mat aujourd’hui et que depuis 8h, je subis un connard au micro qui félicite les gens d’être assez stupides pour venir dépenser leurs €uros à une heure si ridicule.
  • J’aime pas trop trop cette façon qu’ont les syndicats de prendre les gens en otage. Par exemple, à l’instant, trois connards en chasuble jaune fluo viennent de passer devant moi, accompagnés d’une baffle qui crache de la musique latino à 285Db au minimum, et je suis pas du genre à exagérer…
  • J’aime pas trop trop les sonneries de portable. Quel que soit le portable, quelle que soit la qualité de la sonnerie. Mais je dois avouer que c’est encore plus énervant quand, dans le métro, un connard (ou une connasse d’ailleurs, je suis pour la parité, ma révolte n’a pas de sexe!!) prend mille ans pour décrocher son téléphone, qui pendant ce temps nous gratifie de son inénarrable “Nokia Tune”. Sonnerie qui rompt les accords de Genève, ndlr.
  • J’aime pas trop trop la musique latine. Enfin si, j’aime bien…….. pendant maximum 45 secondes. Passé ce délai, c’est un enchaînement d’évènements qui me désole mais que je ne peux contrôler: Envie de me boucher les oreilles, puis de me crever les tympans, puis de crever les enceintes qui m’infligent ça, puis de crever la personne qui passe la “musique”, puis de crever toute personne qui tolère, puis de massacrer avec barbarie toute personne qui kiffe la vibe à mort. Je ne vous parle même pas de ceux qui dansent, rien que de l’imaginer, ça me donne des montées d’adrénaline.
  • J’aime pas trop trop les enfants. Parce que ça crie, ça fait des caprices, c’est sale, ça aime Bob l’éponge… Et surtout, les adultes qui en possèdent sont toujours persuadés qu’on est passionnés par leurs histoires; alors qu’on s’en tamponne complètement!! Non mais vraiment.
  • J’aime pas trop trop les filles qui ne savent pas marcher avec des talons. Parce que oui, les talons dessinent le galbe des jambes et peuvent rattraper (un peu) le dernier poteau grassouillet mollasson genre cousine knacki ball. MAIS, quand on ne sait pas marcher avec, on ressemble à une autruche.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. J’en ai encore plein, ne vous en faites pas. Mais ce serait marrant que vous me disiez ce que vous n’aimez pas trop trop. Et si vous me faites marrer je vous donnerai une sucette. Yeah, right…

Le Monde Aquatique. Des Cons. [Guest râleuse]

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, ce n’est pas moi qui vais lâcher la bile, c’est une jeune femme, pleine de talent et à la bonne verve bien haineuse qui a eu envie de s’essayer au billet de mauvaise humeur. Elle s’appelle Naty Jane et elle rox dans les dents sévère, enjoy!

Je suis plutôt piscinophile, surtout quand il fait aussi beau; j’apprécie ce petit interlude mouillé au milieu de ma journée chiante de travail. Je fais ma naïade/alligator/dauphin -ouais moi j’adore les dauphins! Surtout quand ils deviennent agressifs en période de rut! Eeet oui, qui l’eut cru, pourtant c’est un fait scientifique avéré-
Mais c’est incroyable comme une activité censée être relaxante et agréable peut vite tourner au cauchemar et à des fantasmes inspirés des massacres de thons!

Et la piscine gagne l'option "à vagues"...

Et la piscine gagne l'option "à vagues"...

Notez par exemple que dans les piscines il existe un système de lignes, normalement il y en a une pour les rapides du genre crawleurs pro, une autre pour les brasseurs, et la dernière pour les gros lents à bouée bleue et brassards oranges fluos. Alors comment se fait-il que l’on trouve toujours un gros relou à bonnet de bain rose-bonbon de travers et lunettes embuées flottant paresseusement, dans les lignes pour les vrais nageurs?? A chaque fois c’est la même histoire, je me retrouve bloquée par un cachalot qui tente de nager sur le dos en balançant ses flasques nageoires, non: bras, pataudement pour essayer d’avancer de cinq centimètres et je dois m’arrêter et faire du surplace (et c’est chiant de faire du surplace dans l’eau) en attendant que la voie se libère enfin. Alors soyez gentils les baleines à bosse et autres monstres marins, allez plutôt dans la mer, trèèès loin, là bas dans l’océan, là ou il y a plein de place, ou bien restez dans votre baignoire.

Un autre truc qui m’exaspère aussi: c’est ceux qui cela pètent je-suis-un-dieu-du-crawl-et-je-vous-méprise-tous-bande-de-têtards-des-marécages…  Le dieu du crawl est bien reconnaissable, il est en général de sexe masculin (dans 99.99% des cas), il a des tatouages et un moule-bite (oui je sais c’est obligatoire mais j’avais juste envie de faire l’association moule-bite et tatouages) et se comporte comme si la piscine lui appartenait. J’entends par là qu’il se fout des autres nageurs et reste sur son sillon quoiqu’il arrive; celui qui vous bourre dans les jambes ou vous double avec force vagues et remous, c’est lui! “C’est super connard!”

Je viens de frôler la noyade…  Mais bordel de putain de merde, ils ne savent pas que le crawl se nage normalement sans faire la moindre éclaboussure?! Ils sont là à splasher comme des gogols et à chaque mouvements incontrôlés de bras ou de jambes, c’est un véritable tsunami! En fait le dieu du crawl ne sait pas nager, il ne sait que faire plein plein plein de mouvements très rapides avec ses membres et croit que son niveau se mesure à l’éclaboussure… Ça me donne envie de mettre mon costume de maitresse-nageuse (Grrr…) et de le héler du bord de la piscine: “Hey toi! Ouais toi le débutant, on n’a pas besoin de toi pour la piscine à vagues, allez hop tu laisses les bons et tu changes de ligne, je te prends en cours avec la grosse dame en bonnet de bain rose et on va revoir les bases”.

Non mais…

Et puis bien sûr, il y a le séducteur des douches. Celui qui pense que s’astiquer le pinceau, la main dans le slibard en lycra, avec un regard lubrique et la langue à demi sortie, sous un jet d’eau, est irrésistible. Là que faire…? On a déjà coulé les deux autres, de toute façon ils l’avaient bien mérité… alors comment quitter la piscine la tête haute et avec le sens du devoir accompli (oouuh la… j’aime pas trop cette expression, ça fait un peu ‘de droite’ je trouve, nan?). Là je préconise le mépris de l’extrême, n’importe quoi pour lui casser son trip: vomir ses tripes (sur lui, évidemment… sinon c’est pas marrant… Mais ça implique d’avoir mangé un gaspacho avant..), chier dans la douche -et non pas dans la bouche, pour ceux qui ont l’esprit mal placé!- , ou bien -moins trash et plus fourbe- récupérer les bandes de la caméra de surveillance et les balancer sur Youtube. Avec l’incroyable pouvoir d’internet, il y a de fortes chances pour que cela finisse sur l’écran de quelqu’un connaissant notre dragueur si subtil et délicat.

Bref, la piscine c’est bien mais il faut avoir la sienne, c’est mieux…

Three facts about the south.

Ou “Trois faits à propos du sud” (pour les amish qui ne parlent toujours pas anglais ou qui ne savent pas se servir de Google Translate en 2009). Puisque je suis toujours chez ma mère et qu’elle s’occupe très bien de moi, ma seule source de râlerie ces derniers temps, se trouve dans mon lieu de villégiature.

mouettes

  • Premièrement, les mouettes chient en volant. Je trouve ça révoltant!! Putain de bordel de merde (liquide), c’est complètement déloyal, le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas me retrouver recouvert d’ignoble substance fécale, c’est de me balader les yeux braqués sur le ciel au dessus de ma tête et j’aime pas trop trop me retrouver avec un torticolis après une courte promenade d’une heure et demie.
  • Deuxièmement, les gens du sud se la racontent un max. Pour le simple et pas-bonne-raison-du-tout que dans leur cher pays, il fait toujours beau. Ce qui est faux et qui m’amène à mon dernier point:
  • Troisièmement (vous avez vu, je sais trop bien compter jusqu’à trois!), il ne fait pas beau tout le temps dans le sud! C’est une légende, un mythe. Alors oui, il est possible que le nombre de jours ensoleillés soit un peu plus important ici qu’à Paris, mais ça ne contre balance pas le fait d’être obligé de se taper des films en VF au ciné ou de donner ses sous à ces voleurs de chez Orange pour se connecter au net.

Bon, j’avoue que cette note n’est pas de très très bonne foi et que c’est un peu gratos, mais je suis comme ça… Tout pour donner du biscuit à mes lecteurs qui m’enterrent un peu trop vite! (il y a une spéciale kasdédi dans cette phrase, sauras tu la retrouver?) Mais ne vous en faites pas, bientôt je rentre à la grand ville et je retrouverai ainsi pléthore de sujets tordants et énervants à la fois!

Oui, j’ai été mauvais…

… J’ai rien posté depuis quelques temps. Mais j’ai une super grosse bonne excuse, qui d’une pierre deux coups va me permettre de râler sévère et de dire plein de méchancetés. Alors faites pas chier avec vos remarques genre “putain t’es relou, tu postes plus rien, notre vie est si morne et terne sans ta verve fougueuse et si sexy” tout en m’envoyant vos sous vêtements usagés par Colissimo.*

La raison de mon mutisme forcé est la suivante: Je me suis fait opérer d’une très très vilaine péritonite qui a tout pourri mes boyaux, mais vous n’avez pas envie d’en savoir plus, non je vous assure, vraiment pas! Tout a commencé il y a un petit peu moins de deux semaines, un vendredi vers midi alors que mon incompétent médecin traitant me joint sur mon bibop pour me dire qu’il a reçu les résultats de mes analyses de sang et qu’il va falloir que j’aille très vite aux urgences parce que ça chie grave à l’intérieur de mon petit corps. Je m’exécute donc promptement et me rends à la cour des miracles aux urgences les plus proches.

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Et là, c’est le début du calvaire (un mot qui prend tout son sens aux urgences)… et dire qu’en arrivant, une infirmière a eu le culot de me dire “vous avez de la chance, il n’y a pas beaucoup de monde aujourd’hui!”… Putain mais j’y ai juste passé huit heures!!! (sans exagérer, c’est assez rare pour que je le précise). Et huit heures très joyeuses pendant lesquelles j’ai eu la joie d’être entreposé dans une salle sordide, aux côtés de M. Sale (ça ne s’invente pas), clodo en mode délirium trémens qui avait décidé de faire une petite sieste avec option couverture chauffante, donc macération… Et pendant ce temps en running gag, une douleur proche de ce que ça doit faire de se prendre une grenade à fragmentation dans le ventre, totalement ignorée par le personnel des urgences (qui n’est ni aussi sexy, ni aussi sympa que dans la série éponyme, ça va sans dire) évidemment. A tel point que j’ai quand même vomi de la bile (oui oui, de douleur, c’est possible) avant qu’ils se décident à enfin me shooter un peu de morphine… Bref, après avoir fait copain copain avec des clodos, des toxicomanes en manque et autres gentils personnages du même genre, on a fini par me transférer dans un autre hôpital pour me faire opérer.

Ce qui m’amène à mon deuxième volet: les hôpitaux publics. (youpi!) Bon, avant d’aller plus loin, il faut que je vous dise: j’ai une grosse tolérance à la morphine et autres anti-douleurs. Je peux vous dire que j’en ai chié de la buchette de compétition… parce qu’un mec de moins de trente piges qui réclame de la morphine à longueur de journée (et de nuit), on le regarde plutôt avec des gros yeux accusateurs qui sous-titrent automatiquement “espèce de sale drogué, tu t’es laissé pourrir les intestins juste pour pouvoir shooter de la morphine en toute impunité” avant de conclure d’un ton complètement humiliant infantilisant qu’il va falloir attendre encore trois heures avant la prochaine dose. Et trois heures, quand c’est Nagasaki dans ton ventre, c’est looooooooooooooooooooooong… En dehors de ça, on m’a tous les matins réveillé en mode morning live “Bonjour messieurs (ouais, j’étais pas tout seul dans la chambre), allez on se lève, c’est l’heure (7h45 du mat’, espèce d’enculée de ta race!!) on va faire vos lits! Allez, allez, on se lève, en vitesse!!!” Sachant que se lever, quand on a deux grosses cicatrices bien fraîches et douloureuses dans le flanc, c’est à peu près aussi facile que de manger une mousse au chocolat en matant 2girls1cup (non maman, je ne t’expliquerai pas ce que c’est…) en tête à tête avec un petit lépreux de Jakarta. Ensuite il y a les infirmières qui, à quelques rares exceptions près, sont quand même de grosses incompétentes désagréables, au capital empathie proche de celui de Nicolae Ceauşescu. Y en a quand même une qui, alors que je venais encore une fois de me vomir dessus tellement j’avais mal, est entrée dans la chambre et a déclaré “mais qu’est-ce qui se passe?” ce à quoi j’ai évidemment rétorqué “ça se voit pas?!? connasse!… eh ben elle a quand même mis un bon quart d’heure avant de revenir dans la chambre pour me proposer ne serait-ce qu’un verre d’eau pour me rincer la bouche… ouais hein, moi aussi j’hallucine encore. Enfin, last but not least, les médecins! Putain qu’est-ce qu’ils peuvent se la raconter ceux-là… on dirait qu’ils ont inventé le vaccin contre la mort tellement ils te regardent comme une sous merde. Et ils sont tous, sans exception aucune, atteints d’une maladie que je trouve très grave: la dépersonnalitite aigüe. C’est à dire qu’ils ne s’adressent à toi qu’en utilisant la troisième personne du singulier. “Alors, il va mieux? Il a pas trop mal?”, “Ca y est, il a fait ses gazs? Il a fait pipi? Il a pris ses petits cachets?”… Ce n’est donc pas une légende, ils sont vraiment comme ça en milieu naturel.

En conséquence de quoi, je suis maintenant chez ma mère, en province bien lointaine, à me faire bichonner sévère, ce qui est très bien. Ce qui est moins bien en revanche, c’est que pour ce faire, j’ai dû prendre le train. Dans le train, il y a toujours des connards pour te faire passer quelques heures où tu te surprends à regretter le temps des lapidations publiques et autres châtiments médiévaux. J’ai par exemple subi aujourd’hui, pendant près de quatre heures, l’incessant monologue d’une horrible gamine de 3/4 ans, dont le point culminant était du style “et maintenant, il va vite ou doucement le traiiiiin?!” alors déjà on dit lentement, mais surtout on dit “mais ferme bien ta putain de petite gueule de morveuse ou je te fais bouffer tes crayons de couleur par tes ignobles petites narines, espèces de troll des enfers!!!”. J’ai passé la moitié du trajet à lancer des regards de mort à son crétin de grand-père qui avait un potentiel autorité équivalent à celui d’Edouard Balladur sous Prozac, mais en vain…

Enfin voilà le résumé de mes récentes mésaventures, en vous remerciant bonsoir.

* Je tiens à préciser que, malheureusement, personne ne m’a dit ça et je n’ai pas reçu le moindre slip jauni, mais ça m’a fait plaisir de l’écrire…