Les enfants, ces ordures.

Non, je le reconnais, je n’ai pas la fibre paternelle. Probablement parce qu’aucun des enfants que j’ai rencontré jusqu’ici n’était mon enfant. Peut-être parce que je me sens encore trop jeune et égoïste pour avoir un enfant. Certainement parce que les enfants, c’est des gros relous dont la seule et unique fonction est de casser les couilles des adultes, surtout dans les lieux publics.

orphan09-3-13

Dimanche, je suis allé voir “This is it” au grand Rex, le film est extraordinaire, j’ai eu envie de pleurer pendant deux heures tellement je suis triste que ce génie soit mort. Pourquoi lui? Alors que dans la salle, j’aurais bien soumis la candidature d’une soixantaine de chiards, gavés de pop corn et de soda, qui trouvent que le ciné c’est mieux quand on passe la séance à fourrager dans son sac à bonbons en plastique. Et ces petits enculés (accompagnés de leurs débiles de parents/mamie/cousins), à partir de la moitié du film, ont décidé d’exprimer leur enthousiasme de frapper dans les mains à contre temps (bien sûr, sinon c’est pas marrant) à chaque morceau. Ce qui m’amène à un point qui me semble primordial:

POURQUOI LES GENS APPLAUDISSENT AU CINEMA????!!!

Ils applaudissent qui, les gens? L’écran? Le projectionniste? Les fauteuils? Même devant un navet, ça m’énerve alors vous imaginez mes pulsions meurtrières devant “This is it”… J’avais un peu envie de rappeler aux enfants que Michael, il aimait bien leur faire des bisous dans les fesses et leur fourrer la langue dans la bouche. (même si j’ai toujours fait partie des défenseurs de Michael et que j’ai toujours pensé que si effectivement, il avait un peu une case en moins, il était surtout totalement incapable de faire du mal à une mouche)(alors une mouche mineure…) J’aurais bien utilisé la calomnie pour faire fuir cette foule en doudoune Bob l’Eponge et baskets à roulettes (quelle horreur ce truc)(si je croise l’inventeur, je lui fais bouffer ses baskets par l’urètre) histoire d’être pénard, entre gens de bonne compagnie, enfin majeurs quoi!

Il devrait y avoir des lieux publics avec option “sans enfants”. Quel bonheur ce serait de prendre le TGV sereinement, assuré de ne pas avoir à subir les jérémiades d’un immonde moufflet au nez débordant d’une morve verdâtre!! Quelle joie ce serait de se rendre au parc, libéré de la menace d’un ballon de foot dans les noix ou d’un super sucker déchargé en plein visage par un de ces ignobles rejetons des enfers. Quel plaisir de se délecter d’un golden menu bien garni, soulagé de l’angoisse d’un Fanta 50cl renversé sur les converses all star toutes neuves ou d’un scandale parce que la grande sœur a piqué le jouet du Happy Meal… Autant d’épées de Damoclès qui gâtent toujours un peu ces plaisirs simples et délicats.

En plus, impossible d’avoir une conversation intéressante avec un gosse. On n’a pas les mêmes centres d’intérêt… Moi j’en ai rien à foutre de Dora l’exploratrice et de Lorie, et si je leur parle de la prestation de De Niro dans “Raging Bull” ou de la douleur qui émane du solo de “So Real” de Jeff Buckley, ils me regarderont de leur œil vide et morne, tout juste bons à réclamer la nouvelle génération de Power Rangers à Noël…

Enfin, les enfants, ça mange salement. Bon, pas toujours, mais quand même. Je dois le reconnaître, c’est un peu complètement la faute des parents, mais rien de tel pour me couper l’appétit et me donner envie de fourrer les couverts dans les yeux des gueulards!! Le plus incroyable, c’est que plein de gens trouvent ça mignon quand les gamins ont la gueule recouverte de chocolat. Hum, non, c’est dégueulasse!

 Ca changera peut-être (j’espère) quand j’en aurai moi-même, et je peux vous assurer que le cas échéant, je saurai les élever et ils se tiendront correctement dans les lieux publics. Mais pour le moment j’aime vraiment pas trop trop les enfants, qui ont quand même un énorme potentiel casse-couillant et malgré quelques fugaces moments de mignonnerie intense, ça ne compense pas.

ps: et je souhaite un très bon anniversaire à ma maman. <3

Et le rideau sur l’écran est tombé (air pas trop connu)

Si y a un endroit où faut pas me faire chier, c’est bien au cinéma. C’est un rituel sacré, une communion avec le flim, une ambiance spéciale, un respect de l’oeuvre qui défile sur l’écran (et de sa bande son) et des spectateurs alentours.

Parce qu’on a tous payé notre ticket (ou qu’on paye son abonnement illimité tous les mois), qu’on a tous envie de passer un bon moment et qu’on est pas chez mémé, merde! Il y a plein de façons d’apprécier son film, de vivre sa séance de ciné, mais j’aime pas trop trop les gens qui ont besoin de casser les couilles des autres spectateurs pendant le film.

D’abord, les gens qui se tapent le picnic dans la salle, je les clouerais bien à la porte d’un grand magasin un premier jour de soldes. Alors, ouais c’est cool de se la taper à l’américaine avec sceau de pop corn géant, coca 7 litres et magnum pépites de chocolat… Mais bon, déjà c’est à peu près aussi équilibré qu’un match de basket opposant les Chicago Bulls aux Busards de Bonchamps; puis le pop corn, c’est vraiment l’ennemi de l’ambiance sonore: quand on l’attrape dans le sceau, quand on le met dans la bouche (en faisant tomber le tiers de sa poignée par terre, merci pour les gens qui font le ménage après) et surtout quand on le mache… longtemps, très longtemps!!

Ensuite, les gens qui ont des réactions à contre-temps/ complètement débiles. Exemple, une bande de poufiasses pré-pubères qui passent la séance à glousser alors que le film c’est “La liste de Shindler”, “Sauvez Willy” (même si moi je trouve ça déchirant) ou “Requiem for a Dream”. Ou alors le fameux lonely clapper, le mec qui se croit hyper cool à essayer de lancer des applaudissements (comme si ça pouvait toucher les acteurs du film). Le genre de connard qui répète les super bonnes vannes d’un film vraiment marrant ou qui se tape très bruyamment sur les cuisses quand il est vraiment mort de lol.

Enfin, ceux que je préfère détester, mes meilleurs ennemis de salle obscure: les commentateurs/participateurs de film. Ceux qui se croient vraiment chez mémé, à moins qu’ils imaginent que leurs remarques sont vraiment intéressantes..? Samedi dernier, je suis allé voir “Revolutionnary Road” (c’est hyper bien, grosse leçon d’acting des deux personnages principaux), toutes les conditions étaient réunies pour que je passe un bon moment. C’était sans compter sur les pucelles-qui-viennent-voir-le-dernier-film-de-Leonardo-Di-Caprio-parce-qu’il-est-trop-beau-hahaha! Ah je les aurais bien égorgées avec le fil dentaire d’Austin Powers ces petites connasses. Si on arrive pas à se retenir d’ouvrir sa gueule, on reste chez soi et on télécharge on attend que le film sorte en DVD!

Moralité (c’est pas pour dire, mais ça fait un moment que je le clame), si vous êtes un peu trop con, restez chez vous et mettez la tête dans le four!!!

"Ne m’attends pas chérie, je vais chercher le pain, au fait comment vont les enfants?"

Le cinéma, l’audiovisuel et le théâtre en France… Ah, quels merveilleux réservoirs de talents! Quelles pépinières d’artistes! Quelles sources intarissables d’originalité et de renouvellement!
Bon, ok, j’arrête… on n’y croit pas deux secondes…

C’est un milieu que je connais un peu, pour essayer d’y travailler, pour avoir fait partie du casting d’une comédie légère à but rigolo et décontractant, pour avoir postulé pour tout un tas de merdes en répondant aux annonces qui pleuvent dans ma boîte mail. (sans succès, je vous rassure)

Non, ce n’est pas l’aigreur qui parle. Même si j’avoue que je serais ravi de pouvoir enfin vivre de mon vrai métier, je ne veux vraiment pas me compromettre dans ce qu’on trouve aujourd’hui en France. Franchement, vous n’êtes pas soûlés de voir toujours le même film; toujours les mêmes gueules d’acteurs sympathiques, drôles et un peu moches à la fois; d’assister sans cesse aux tribulations rocambolesques et proches du quotidien de monsieur tout le monde? Pas un peu marre de ces films intitulés comme des rubriques faits divers d’un périodique de la Beauce? Pas une légère overdose de suivre les vies de trentenaires névrosés, empêtrés dans les noeuds d’un divorce difficile, qui ne trouvent pas la nouvelles âme soeur et qui se disent que peut-être, la vie à la campagne, c’est pas que pour les ploucs? Tout ça évidemment enrobé sous une nauséabonde couche de politiquement correct et de bons sentiments petit-bourgeois… Eh ben moi ça me fout carrément la gerbe!! Même si Danny Boun ou Gérard Jugnot voyaient en moi le nouveau héros populaire d’une France qui ne comprend vraiment plus rien à rien, je leur dirais qu’ils pourraient se le carrer au cul, leur scénar de merde dans lequel un jeune-de-banlieue-où-on-ne-fait-que-fumer-du-shit-voler-des-voitures-et-traîner-dans-des-cages-d’escalier-jusqu’à-pas-d’heure part dans le jura et découvre émerveillé que la vraie vie, elle est là, dans les belles valeurs de la France d’antan, dans les traditions séculaires trop longtemps oubliées de travail, famille, patrie et j’vous r’mets un p’tit coup de génépi, pour la route?

Quand est-ce qu’on retournera au Cinéma pour être un peu dérangé, émus par des histoires un peu non conventionnelles? Quand est-ce qu’on verra des films de gangsters un peu crédibles, avec des gens neufs (c’est à dire sans les indémodables Depardieu, Auteuil, Magimel)? Quand est-ce qu’on arrêtera de plébisciter des biopics sur des personnalités qui ont soit défrayé la chronique, soit été de vrais rebelles en leur temps mais dont les années et la mort ont fait des icônes défraîchies dans lesquelles tout le monde se reconnaît, même les connards qu’ils auraient eux-mêmes fustigé à l’époque!! (comprenez Coluche, auquel tout le monde se rallie aujourd’hui sous prétexte qu’il est mort il y a vingt cinq ans et que ça sonne bien de dire qu’on était son pote ou qu’on l’a toujours admiré).

Que dire de toutes ces pièces qui polluent de leurs affiches chatoyantes les murs de nos métros et de nos villes? Les “arrête de pleurer Pénélope 1&2″, les “femmes sont folles”, les “un homme viiite!” et autre “couscous aux lardons”… Je n’invente rien, allez voir les spectacles les plus réservés sur billetreduc! C’est ça la théâtre?! C’est ça la sortie culturelle? Voici le pitch de “les femmes sont folles”: C’est l’histoire d’une fille qui prend une journée de RTT… Ahem, comment dire…? Mais ça intéresse qui?!? Remarquez, ça doit intéresser bien des cons, pardon, des gens; puisque cette pièce est à la sixième place des spectacles les plus réservés hier et que le public donne à la pièce une note moyenne de 4/5. C’est ça le pire. Parce que bon, que cette pièce existe, je m’en fout, je n’irai juste pas la voir. Mais de constater que c’est un succès, c’est quand même un très bon indicateur de la médiocrité et de la connerie ambiante. Comment ne pas avoir envie de mourir quand on aime l’art du spectacle et qu’on voit ce qui marche… Avouez que ça peut paraître décourageant. Plus d’absurde, de révolte ou d’émotion au théâtre, juste de la bouillie drôlatre qui parle de monsieur et madame tout le monde qui prend une journée de RTT. C’est triste. Évidemment, je sais, il y a des exceptions. Malheureusement noyées dans ce flot rugissant de fiente au relents de rire gras estampillé TF1 production.

Que dire des séries françaises? Rien. Tout a déjà été dit. Lorsque la production Française comprendra qu’il faut plein d’auteurs talentueux et beaucoup plus de moyens pour faire une bonne série télé, on sortira peut-être un peu du gouffre abyssal de Plus belle la vie.

Bon, je vous laisse, je me sens un peu nauséeux…. et j’aime pas trop trop ça.