MORT AUX CONS

les chroniques de la mauvaise humeur

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N+1=C-1?!

Posted by Kuhn sur septembre 18, 2009

Bon, il ne me reste plus qu’une poignée d’heures de calvaire au boulot avant de m’envoler vers des cieux plus cléments, étonnants, émerveillants et surtout beaucoup moins casse-couillants. Mais à la manière des derniers mètres qui nous séparent du providentiel trône en faïence lorsqu’on est assailli d’un effroyable besoin de se soulager la vessie (ou pire…); mes dernières heures dans le monde du travail sont vraiment, VRAIMENT (VRAIMENT, c’est bon, vous avez compris?) super éprouvantes pour mes nerfs. Je vous ai déjà parlé, il y a peu, de mon passionnant boulot. Mais cerise pourrie sur le gâteau au purin, j’ai une nouvelle responsable, ma N+1.

office

Pour préserver son anonymat et parce que j’aime pas trop trop ce prénom (rapport à la chanteuse, qui m’a toujours irrité, même quand elle n’était pas encore facho), nous l’appellerons Mireille. Déjà, Mireille a un timbre de voix à peu près aussi agréable à l’oreille qu’un palpage testiculaire par un infirmier atteint d’un papillomavirus humain (oui, j’ai une imagination débordante), ce qui est – au passage – un point commun avec la vraie Mireille (la chanteuse, bon, tu suis maintenant, je ne vais pas rester derrière toi pendant tout l’article.), un peu comme Daniela Lumbroso ou Evelyne Délia.  Ensuite, elle a une manie, absolument insupportable, qui consiste à exprimer à haute voix (voix bien reloue, je le précise à nouveau, au cas où vous seriez vraiment très étourdis) tout ce qui lui passe par la tête, sans exception aucune. Vous montez ça en série avec le potentiel concentration d’un chaton et vous obtenez une responsable bieeeeen pénible, qui parle en continu, répétant toutes les 8 minutes 30 qu’elle a rendez vous avec l’électricien du magasin à 15h, puis avec la responsable de telle marque à 16h30, puis avec Marie-Connasse de la compta à 17h  etc., ad vitam eternam (ça veut dire « pour TOUJOURS »).

Mireille illustre parfaitement le mot zèle. A tel point que si on me demandait de rédiger une encyclopédie (haha, j’aimerais bien voir ça tiens!), au mot zèle, je n’aurais pas à me faire chier, je mettrais juste: cf. Mireille, numéro de poste: 8519. C’est bien simple, quand elle commence sa journée à 12h, elle arrive à 10h15. Quand elle termine sa journée à 17h30, elle se casse jamais avant 19h15!!! Je tiens à préciser que les heures sup ne sont pas majorées, juste récupérées. Ah oui, j’oubliais: elle ne prend pas ses jours de récup’… Et elle s’encombre de tout un tas de tâches qui sont foncièrement inutiles et très rébarbatives, comme classer des post it par ordre chronologique et chromatique par exemple. Mireille est persuadée que ce genre de détails est vraiment important, alors que tout le monde s’en cogne complètement. Oh je vous vois d’ici vous attendrir et vous dire que c’est un peu triste, mais NON!!! C’est juste complètement crétin et super relou, parce qu’on parle toujours de Mireille et que je vous le rappelle, elle aime bien lister tout ce qu’elle fait à (très, trop) haute voix…

Enfin, Mireille fait partie de cette génération de gens non habitués à l’informatique. Bon, jusqu’ici, rien de bien exceptionnel, mais là on atteint des sommets où on meurt de froid et de manque d’oxygène en moins de 83 secondes. Bon, je sens que vous avez besoin d’un exemple ou deux. Aujourd’hui, j’ai très calmement appris à Mireille comment se servir d’un menu déroulant, mais ce n’est pas tout: alors que je la laissais en charge de la souris (bah pour qu’elle apprenne un peu mieux), je me suis aperçu qu’un clic droit pour elle, c’était un clic gauche avec la main droite, elle comprenait pas « oh bah ça fait rien… ». Et dire que je m’étais formalisé la semaine dernière quand je me suis rendu compte qu’elle ignorait l’existence du ctrl+C/ctrl+V… Alors je veux bien être patient et pédagogue avec les nases en informatique de base (quoique, demandez à mon père si je suis patient!), mais là on dépasse les limites de l’entendement.

A la limite, si je n’avais pas à me la subir tous les jours et surtout si elle n’était pas responsable de l’équipe… Mais là, elle manage une équipe, elle doit gérer un petit service. Bon, elle est très gentille hein, mais… comment dire? euh… bah, elle a un QI de poule! Alors je veux bien faire des efforts, mais comme j’aime pas trop trop les cons (comme vous l’aurez peut-être remarqué), j’ai sérieusement pas trop trop envie de retourner à mon « travail de connard » (comme je l’appelle affectueusement) au retour de mes merveilleuses vacances.

ps/grand jeu concours: N+1 signifie responsable, que peut bien signifier C-1 selon vous?

cet article n’a presque pas d’illustrations marrantes, je suis désolé mais compte tenu du sujet (je n’invente presque rien), c’est un peu chaud de passer du temps à mon poste de travail pour finaliser les derniers détails. Je vous le livre donc tel quel et le complèterai peut-être, si vous êtes mignons, durant le week end.

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Posted in La teigne, Raaaahhh!! | Tagué: , , , , , , , | 13 Comments »

Les petits chefs

Posted by Kuhn sur mars 12, 2009

A moins que vous n’ayez l’extrême privilège d’être votre propre patron ou au chômage; vous êtes bien obligés d’obéir aux ordres de quelqu’un, de vous plier à la volonté et subir les remontrances, consignes stupides et autres procédures à la mords moi le flamby d’un supérieur/manager/responsable.

Il y a bien sûr des exceptions, mais vous commencez à savoir que ça ne m’intéresse pas, ce que j’aime c’est la masse dégoulinante et écoeurante de médiocrité. Donc, tous ces petits chefs à la merde qui nous pourrissent notre quotidien.

Ils se ressemblent tous: ils portent des costards bon marché, des cravates qui font saigner les yeux, ont le cheveux pauvre voire carrément démissionnaire et le ton mielleux/obséquieux. Doté d’une vie de famille en faillite et d’un plan de carrière tout tracé dans les terrains vagues de l’ennui, le petit chef est finalement assez malheureux mais il ne s’en rend pas compte… Comme inconsciemment il est au bord de la combo pendaison/overdose d’anti-dépresseurs, il se rassure dans son petit monde en abusant de son petit pouvoir. (oui, y a beaucoup de « petit » dans cette phrase, mais je vous rappelle que l’article traite des « petits » chefs, tain vous êtes lourds, faut suivre!) Pour ce faire, il s’appuie sur des trucs qui font chier tout le monde: la paperasse, l’ordre, les procédures (je crois que c’est dans mon top 3 des mots que je déteste le plus), les consignes et restrictions à la con. Il aime bien se prendre pour un Sénateur et édicter des règles à deux roubles, genre « il est rigoureusement interdit d’amener* des boissons sur son lieu de travail », alors qu’on imagine bien que se taper une petite canette de coca light pendant le boulot n’est pas un handicap fondamental à l’efficacité… mais il fait ça juste pour te casser les couilles, pour te faire sentir que c’est ton supérieur, que tu dois faire comme il l’a décidé. La crise d’autorité permet de faire oublier, le temps d’une humiliation de subordonné, toute la vaine inutilité de sa propre existence.

Bien souvent, le petit chef est assez limité intellectuellement. Il n’est pas rare de trouver à corriger ses fautes de français (j’y reviens bientôt!) ou de devoir rattraper ses bourdes; en ravalant ses remarques évidemment, parce qu’il ne faut pas lui faire sentir qu’en vrai, c’est un peu un gogol. Sinon les représailles ne se font pas attendre et tu te retrouves à ne plus avoir le droit d’utiliser l’imprimante du bureau qu’avec sa permission… Relou quand tu as besoin de tirer des CV pour postuler dans une boîte où les gens seraient un peu moins proches de la hyène gâleuse.

La question qui trouble mon sommeil (non, en vrai je m’en tape, mais quand même…), c’est: comment ont ils fait pour accéder à des responsabilités?  C’est vrai, je ne comprends pas comment on peut faire monter ne serait-ce qu’un échelon de hiérarchie à un misérable monsieur à la vivacité d’esprit comparable à celle d’un bulot cuit. La vie est injuste, c’est prouvé, c’est même Thierry Ardisson qui le dit… mais ça pique quand même un peu de se faire pourrir la vie quotidienne, dont le caractère routinier me donne déjà des aigreurs d’estomac, par un mec dont le QI est égal au tiers de sa température anale, arrondie à l’inférieur. Dans le cas présenté ici, l’inférieur, c’est moi. Et j’aime pas trop trop ça.

* oui je sais, on dit « apporter » une boisson, c’était pour plus d’authenticité.

psplc: oui, une vanne de cet article est empruntée à Desproges (sauras-tu la retrouver?), mais je ne voyais pas d’expression aussi brillante pour dire la même chose.

Posted in Ils sont partout!!!, Raaaahhh!! | Tagué: , , , , , , , , , | 12 Comments »