“Honte d’être français”?!?

A moins que vous ne soyez Amish, sourd + aveugle (“Tommy can you hear me?”) ou totalement autiste (“never go full retard”); vous en avez pris plein la gueule avec les qualifications consécutives des équipes de foot de l’Algérie et de la France. Pour ce qui est du premier, on en a bouffé un max parce que 1/ la France est pas mal Algérienne d’origine, surtout les jours de match 2/ visiblement, c’est-historique-ça-fait-plus-de-vingt-ans-tout-ça (j’men branle). Pour ce qui est du second, bon bah apparemment c’est trop la honte, han y avait faute, aux chiottes l’arbitre, Thierry Henry tu devrais te suicider tellement c’est la hchouma c’que t’as fait, blah blah blah!

Mais bon, en vrai, on s’en cogne non?

Je n’ai jamais compris et je pense que je ne comprendrai jamais l’intérêt que tout le monde porte au foot. Je l’ai déjà dit je crois, mais puisque le monde continue de me les briser avec ça, bah moi aussi je rabâche: Le foot m’emmerde!!! Ok, c’est fun de courir comme un connard derrière un ballon et de tirer dedans de toutes ses forces en visant un rectangle blanc, mais regarder ça à la télé, commenté par un myopathe de l’expression orale avec au milieu des pubs pour des produits aussi passionnants que de la mousse à raser… non, vraiment, je comprends pas.

Et avec le faux évènement dit de “la main de Dieu”, on observe un phénomène assez effarant: la honte d’être français. Alors, attention, je tiens à le préciser tout de suite puisque visiblement, dernièrement j’ai des lecteurs qui deviennent un peu cons: je ne suis pas du style patriote à fond qui trouve scandaleux que les sportifs ne scandent pas la marseillaise à pleins poumons au début de chaque rencontre. Je ne suis pas trop trop du genre à dire que la France on l’aime ou on la quitte, ou ce genre de slogan/pensée prémâchée. MAIIIS, c’est pas un peu la pitié d’avoir honte d’être français parce qu’un avant centre a joué au handball pour permettre à son équipe d’aller jouer la coupe du monde (bon, c’est pas classe, mais ça reste un putain de jeu) alors qu’on n’a pas vraiment honte quand des réfugiés afghans sont renvoyés dans leur pays en guerre avec en prime quelques milliers d’euros pour se reconstruire une vie là bas (genre)? Ou quand des sociétés dégagent des profits considérables mais ferment quand même des usines entières dans nos vertes provinces? Enfin, les vraies raisons d’avoir honte ne manquent pas en France et la production en est exponentielle, mais non, on préfère avoir honte d’être français quand un joueur de foot fait preuve d’un manque cruel de fair play.

Dieu sait (hahaha, j’adore utiliser cette expression) que je n’aime pas trop trop qu’on m’emmerde avec le fameux “tout est relatif”, mais là, pour le coup, ce serait bien de prendre un brin de recul. Ce serait bien de se rendre compte que le foot ça reste un bête prétexte pour les cons à pouvoir exprimer toute la profondeur de leur stupidité, leur xénophobie et de leur barbarie. (je vous raconte pas le bordel entre les algériens et les égyptiens en ce moment) Mais bon, force est de constater que c’est plus facile de lire l’Equipe que le Monde Diplo, et ça c’est beau. Et pour ce qui est de la honte, pour ma part, j’ai plutôt honte de faire partie d’un peuple qui se révolte à ce point et qui fait ses choux gras d’un tel non-évènement.

ps: eh non, pas d’illustrations, j’ai pas envie.

Les enfants, ces ordures.

Non, je le reconnais, je n’ai pas la fibre paternelle. Probablement parce qu’aucun des enfants que j’ai rencontré jusqu’ici n’était mon enfant. Peut-être parce que je me sens encore trop jeune et égoïste pour avoir un enfant. Certainement parce que les enfants, c’est des gros relous dont la seule et unique fonction est de casser les couilles des adultes, surtout dans les lieux publics.

orphan09-3-13

Dimanche, je suis allé voir “This is it” au grand Rex, le film est extraordinaire, j’ai eu envie de pleurer pendant deux heures tellement je suis triste que ce génie soit mort. Pourquoi lui? Alors que dans la salle, j’aurais bien soumis la candidature d’une soixantaine de chiards, gavés de pop corn et de soda, qui trouvent que le ciné c’est mieux quand on passe la séance à fourrager dans son sac à bonbons en plastique. Et ces petits enculés (accompagnés de leurs débiles de parents/mamie/cousins), à partir de la moitié du film, ont décidé d’exprimer leur enthousiasme de frapper dans les mains à contre temps (bien sûr, sinon c’est pas marrant) à chaque morceau. Ce qui m’amène à un point qui me semble primordial:

POURQUOI LES GENS APPLAUDISSENT AU CINEMA????!!!

Ils applaudissent qui, les gens? L’écran? Le projectionniste? Les fauteuils? Même devant un navet, ça m’énerve alors vous imaginez mes pulsions meurtrières devant “This is it”… J’avais un peu envie de rappeler aux enfants que Michael, il aimait bien leur faire des bisous dans les fesses et leur fourrer la langue dans la bouche. (même si j’ai toujours fait partie des défenseurs de Michael et que j’ai toujours pensé que si effectivement, il avait un peu une case en moins, il était surtout totalement incapable de faire du mal à une mouche)(alors une mouche mineure…) J’aurais bien utilisé la calomnie pour faire fuir cette foule en doudoune Bob l’Eponge et baskets à roulettes (quelle horreur ce truc)(si je croise l’inventeur, je lui fais bouffer ses baskets par l’urètre) histoire d’être pénard, entre gens de bonne compagnie, enfin majeurs quoi!

Il devrait y avoir des lieux publics avec option “sans enfants”. Quel bonheur ce serait de prendre le TGV sereinement, assuré de ne pas avoir à subir les jérémiades d’un immonde moufflet au nez débordant d’une morve verdâtre!! Quelle joie ce serait de se rendre au parc, libéré de la menace d’un ballon de foot dans les noix ou d’un super sucker déchargé en plein visage par un de ces ignobles rejetons des enfers. Quel plaisir de se délecter d’un golden menu bien garni, soulagé de l’angoisse d’un Fanta 50cl renversé sur les converses all star toutes neuves ou d’un scandale parce que la grande sœur a piqué le jouet du Happy Meal… Autant d’épées de Damoclès qui gâtent toujours un peu ces plaisirs simples et délicats.

En plus, impossible d’avoir une conversation intéressante avec un gosse. On n’a pas les mêmes centres d’intérêt… Moi j’en ai rien à foutre de Dora l’exploratrice et de Lorie, et si je leur parle de la prestation de De Niro dans “Raging Bull” ou de la douleur qui émane du solo de “So Real” de Jeff Buckley, ils me regarderont de leur œil vide et morne, tout juste bons à réclamer la nouvelle génération de Power Rangers à Noël…

Enfin, les enfants, ça mange salement. Bon, pas toujours, mais quand même. Je dois le reconnaître, c’est un peu complètement la faute des parents, mais rien de tel pour me couper l’appétit et me donner envie de fourrer les couverts dans les yeux des gueulards!! Le plus incroyable, c’est que plein de gens trouvent ça mignon quand les gamins ont la gueule recouverte de chocolat. Hum, non, c’est dégueulasse!

 Ca changera peut-être (j’espère) quand j’en aurai moi-même, et je peux vous assurer que le cas échéant, je saurai les élever et ils se tiendront correctement dans les lieux publics. Mais pour le moment j’aime vraiment pas trop trop les enfants, qui ont quand même un énorme potentiel casse-couillant et malgré quelques fugaces moments de mignonnerie intense, ça ne compense pas.

ps: et je souhaite un très bon anniversaire à ma maman. <3

Incredible India

L’Inde, immense pays d’un milliard d’habitants, à l’histoire millénaire, riche d’un mélange de plusieurs cultures et moult traditions séculaires, un véritable et authentique dépaysement, quoi. Bon, c’est gigantesque comme pays, donc en un mois je n’ai pas vu la moitié des états qui le composent, mais j’ai pu me faire une bonne idée de l’Inde du sud. On y trouve des ruines et des temples/églises/synagogues de folie, une nature luxuriante et débordante de faune et de flore extraordinaire, des plages de sable presque vraiment complètement blanc avec de l’eau à 25° et encore plein de choses merveilleuses. MAIS, comme vous vous en doutez sûrement, je ne vais pas vous parler de ça. Je vais bien sûr m’attarder sur toutes les aberrations de la culture indienne, et il y en a des tonnes! Bien entendu, ce que vous vous apprêtez à lire avec délectation et en vous esclaffant d’un rire coupable et cependant jouissif ne sont que les observations d’un occidental, confronté à une culture qui lui est presque totalement étrangère et puisqu’on ne juge que d’après ce qu’on connait, c’est pas très juste, mais c’est plus marrant.

bollywood

Avant tout, petite mise en garde qui vous évitera de vous faire banane comme moi: on va forcément vous demander (en hochant la tête sur les côtés et un très fort accent) “first time in India?” et là, il est très TRÈS important de répondre “no”. Sinon, vous êtes bons pour un couplet très rapide et super bien étudié à base de “I give you very good price, very cheap, beginning of the season, very cheap, you will pay ten times the price but you won’t realise you foolish western people, and for 10 more roupies I put my fat dick in your ass and fuck it up with no lubricant and just a touch of curry…” désolé pour les gens qui ne parlent pas anglais, en gros ça veut dire qu’on se la fait mettre en beauté pour 10 fois le prix et avec le sourire. Maintenant que vous êtes bien mis en garde, laissez moi vous raconter les merveilles de l’Inde.

Les indiens sont capables de tout faire dans la rue, sans aucune gêne. Genre ils mangent et dorment par terre, font leurs besoins (oui, TOUS leurs besoins) dans les coins, se lavent les dents, se curent les pieds etc. La notion d’intimité a gentiment été effacée par des générations de familles qui vivent dans la rue. C’est un peu triste et super dégueulasse. Tiens, en parlant de dégueulasse, autant le dire tout de suite: en Inde on ne connait vraiment pas l’utilité des poubelles. Je vous assure que je n’en rajoute pas quand je vous dis que j’ai vu des tas de gens jeter leur bouteille vide/papier gras de samosa/ emballage de noix de cajou par terre, à moins de 83 cm d’une poubelle. En fait, l’hygiène publique des indiens est inversement proportionnelle à la beauté de leur nature. C’est magnifique naturellement, complètement immonde manuellement. Je n’ai pas vu un seul cours d’eau qui ne contienne au moins 83% de merde d’humain/de chien/de vache et où surnage une épaisse pellicule de détritus. Et ça, c’est juste la vision, je ne vous décris pas l’odeur, au cas où vous me lisez en mangeant un truc. Et ils ont cette manie de cracher tout le temps, partout; même de la fenêtre du bus ou du train. Et puis tout le monde (même les femmes!) lâche d’horribles molletons avec bien souvent l’option gros raclage de gorge en préambule. Ça me choquait déjà en France, mais c’est du pipi de chat à côté de l’Inde…

Comme nous avons un peu bougé dans le sud du pays, nous avons été obligés d’utiliser les moyens de transport indiens, principalement des trains et des bus. Avant toute chose, il faut oublier le rapport distance/temps auquel on est habitués en France, tout de suite! Parce qu’en Inde, pour faire 83 km, ça ne les choque pas du tout de passer 4 ou 5 heures dans un bus, c’est normal et tout le monde prend son mal en patience dans le calme (relatif, parfois on a le droit à des DVD de clips de pop indienne avec les hauts parleurs à fond dans ta gueule). Si on vous vend un bus “deluxe” climatisé avec couchettes, attendez vous à des sièges inclinables et des mini ventilateurs qui ne se mettent jamais en marche, en gros pour l’air conditionné, vous n’avez plus qu’à vous en remettre à l’ouverture de votre fenêtre, par laquelle vos voisins de derrière se pencheront tous les quarts d’heure, pour lâcher leurs gros mollards, ça va sans dire. Quant au train – qui n’est pas plus rapide que le bus, il faut tout de suite oublier la rapidité du TGV, en général on fait des pointes à 45 km/h et la vitesse de croisière est plutôt autour de 30km/h – c’est tout aussi folklo. On a le choix entre plusieurs classes dont la sleeper, celle que tous les indiens prennent, très vivement déconseillée. D’abord parce que c’est la grosse baston pour avoir une place assise, que c’est super blindé et que les indiens ça ne les gêne pas plus que ça de te marcher dessus pour atteindre leur place. Parce que des marchands ambulants passent régulièrement pour proposer du chai ou du café/des samosas/des biryanis/des cacahuètes et que du coup, en seulement une demie heure de trajet, le wagon est un genre de déchetterie sur rails. Parce que les mendiants cul-de-jatte et autre lépreux (je n’en rajoute pas, on en a vraiment croisé un dans le train) y sont légion et qu’ils ne lâchent pas l’affaire facilement. Enfin, vous pouvez oublier la clim et dans un pays où il fait genre 35°C à l’ombre, vous imaginez l’ambiance à l’intérieur d’une boîte de conserve en plein cagnard, d’autant que le déo, c’est plutôt un produit de luxe réservé aux nantis (respirer par la bouche pendant 14 heures, c’est un peu relou) et la matière préférée des indiens pour leurs chemises, c’est le lycra.

Les femmes sont très couvertes, les hindous comme les musulmanes ou les chrétiennes, combattent la chaleur avec des mètres de tissus. Conséquence: les mâles sont en sang quand ils croisent une occidentale, surtout quand il fait chaud et que du coup elle a pas super envie de porter un col roulé. Que ce soit pour ma fiancée, qui en plus est super bonne, ou pour moi; c’est marrant un fois ou deux mais ça devient rapidement très oppressant. Parce qu’en plus de scotcher très lourdement, tu as beau essayer de leur faire comprendre que ça te gène, rien à foutre ils lâchent pas l’affaire, pire que les italiens. Un peu comme un gamin devant son premier film érotique sur M6, y a rien de vraiment excitant, mais à côté du club Dorothée, un bout de nichon c’est la fête! Ça rend les balades en ville un peu pénibles.

Ce qui m’amène à mon dernier point: l’incessante sollicitation de l’occidental. Il ne faut pas se faire d’illusion, la couleur de notre peau nous trahit direct et pour les commerçants, on est vraiment des portefeuilles ambulants. Bien sûr on en profite aussi, la puissance de notre monnaie est indéniable, donc on se fait plaisir et on achète la moindre merde qu’on trouve un peu jolie ou marrante. Mais y a des moments (en fait, presque tout le temps) où on a envie qu’on nous foute la paix. Et ils sont coriaces les bougres, ils seraient capables de te vendre leur grand-mère et d’organiser la livraison! Au début du voyage j’étais hyper poli et je me justifiais “non, c’est gentil mais j’ai déjà des statuettes de chaque divinité, c’est pas la peine, mais merci, c’est super, j’te kiffe, allez, bisous” à la fin, j’étais une vraie kaïra et le pire, c’est que ça ne les gène même pas! Tu les jettes super sèchement, ils ne se formalisent pas et se disent juste que c’est pas la peine d’insister… Il ne faut pas hésiter non plus à continuer de marcher en les ignorant purement et simplement quand un mec vous suit en vous sortant son bla bla; ici je trouverais ça complètement humiliant et vilain, là bas, c’est normal et surtout une énorme économie de temps et d’énergie.

Voilà, j’ai encore plein de détails incroyables (comme la conduite au klaxon, ces gros enculés de moustiques, les rickshaws et bien plus encore) mais vous avez déjà un bon aperçu de ce que ça donne en Inde. Il ne faut pas que ça vous dissuade d’y aller, ça vaut vraiment le coup et côté dépaysement, ça tient ses promesses. Toutes ces expériences, bien que parfois assez angoissantes sur le moment, sont au retour bien marrantes et c’est ce qui rend un voyage inoubliable.

Back in black!!

Bon, me voilà de retour, je ne suis pas vraiment black, mais j’ai bronzé… Je reviens très bientôt vers vous, pour vous raconter plein de choses incroyables sur l’Inde, pays merveilleux mais aussi très puissant gisement de conneries en tous genres. Donc du gros gros lourd à lire bientôt, même si je ne suis pas content content: vous avez un peu abandonné ce blog, sous prétexte que je n’ai rien écris depuis un mois, et ça c’est tristesse, c’est déception.

Allez, je vous laisse, j’ai un poil de sommeil à rattraper.

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[Guest Râleuse - Paperboat] Les Faux Connaisseurs

Alors que voici le deuxième article d’une guest, qui elle aussi aime bien se lâcher sur les cons. (bien que là c’est facile, elle tape sur de l’emo.) Elle s’appelle Paperboat et son goût pour “I want you (She’s so Heavy)” des Beatles en fait d’office une fille bien. ENJOY!

Je n’aime pas les faux connaisseurs.

Les faux connaisseurs sont fourbes, ils sont malins, malicieux, et se cachent partout dans le quotidien (même chez vos meilleurs potes). Le faux connaisseur est quelqu’un qui affirme s’y connaître, alors qu’en fait, pas du tout. Le faux-connaisseur est le type que j’ai le plus souvent envie de tuer durant l’année (juste avant ceux qui descendent et libèrent les places libres du bus UN ARRÊT avant le mien, SupDeCo de merde).

Un exemple tout banal et très typique d’un faux connaisseur (parce que je le sens, vous avez besoin d’un exemple) qu’il m’a été donné de rencontrer. En premier personnage, un emo péroxydé fan de pékin camping*. En deuxième personnage, moi même, qui engage la conversation (de manière FORTUITE et aucunement délibérée), voyant le-dit spécimen gribouiller quelque chose qui se doit de ressembler à Jack, de L’étrange Noël de M. Jack. Je lui fait donc part de mon admiration pour Mr Burton (pas très original d’aimer Tim Burton, mais bon, on peut pas toujours être le cygne noir parmi tous les blancs), ce à quoi l’énergumène répond d’une manière très spontanée “Han ouais, Tim Burton j’adore trop trop trop”. Sur le coup, j’étais pas très très fière de partager les goûts d’un gosse de 14 ans qui chouine parce qu’il arrive pas à capter MTV Pulse, mais bon, j’étais convaincue que Dieu me donnait une chance d’éclaircir le mystère du succès Twilight. Je lui réponds donc que mon film préféré de Tim Burton ça reste quand même Big Fish.

“-Ah… Je le connais pas celui là.

- Et Sleepy Hollow aussi, je l’ai beaucoup aimé!

- … Lequel ?

- Bon, tu as AU MOINS vu Edward aux mains d’argent ?

- Bah je l’ai téléchargé, mais je l’ai pas encore vu [...]“.

Et je vous épargne tout le reste de la conversation. Il s’avère donc qu’en vérité, l’emo sus-cité n’avait vu AUCUN autre film de Tim Burtounet (oui on est potes, je l’appelle comme je veux). Et ça, c’est vraiment un truc qui m’énerve. Il ne fait aucun doute que c’était un faux connaisseur. Je l’ai empalé d’un pieu sur le cœur et j’ai continué mon chemin.

J’aime pas non plus les faux connaisseurs de musique, qui font genre “Ah ouais j’suis trop fan des Beatles !” juste parce qu’ils ont kiffé la chanson Yellow Submarine. J’aime pas les gens qui disent aimer les comiques français et qui sont capables de citer que Jean Marie Bigard, roi des beaufs (à vrai dire j’hésite encore entre lui et Patrick Sébastien). J’aime pas les gens qui se disent sportifs juste parce qu’il s’avère qu’ils font du vélo une fois par mois. J’aime pas les gens qui te disent “t’inquiètes, je vais t’apprendre le monde de la Bédé” et qui te sortent Titeuf comme grande idole. J’aime pas les gens qui te font croire qu’ils jouent beaucoup d’instruments, alors qu’en fait ils ont appris à jouer Frère Jacques au piano, à la guitare et à la flûte à bec durant leur année de 5ème.

Le pire, c’est quand ils pensent qu’ils peuvent te donner des conseils “nan mais tu vois Yellow Submarine c’est pas la meilleure, j’aime beaucoup Let It Be aussi”, et qu’ils se le permettent, sans reconnaître qu’au fond, bin ils y connaissent rien. Personnellement, je trouve que c’est un peu de l’information mensongère et on devrait pouvoir leur coller un procès au cul pour ça. C’est fou comme on peut faire semblant de s’intéresser à quelque chose juste pour rentrer dans la norme, comme les gens cherchent à être originaux en copiant sur leurs semblables.

Après, je reconnais qu’il faut un début à tout, et si mater L’étrange Noël de M. Jack ça va vous aider à apprécier Beetlejuice, ou si Let It Be est juste un préliminaire à l’orgasmique I Want You (She’s so heavy) des Beatles, bin je vais pas vous en vouloir. Juste, faut arrêter de se croire cinéphile quand on va voir Dragonball Evolution au ciné quoi.

* Cette petite vanne est pas de moi, mais elle est tellement classe qu’elle a le mérite d’être ressortie

[Guest Râleur - Ahmed Kelly] La boîte à cons.

Pour le premier article de guest pendant mes vacances, un de mes potes et néanmoins super marrant auteur de blog, que vous connaissez peut-être: Ahmed Kelly. Si vous ne le connaissiez pas, rattrapez vous vite, sinon je vous mets une grosse gifle dans la gorge!! Il s’attaque ici à la télé, ça tombe bien, je n’en ai presque jamais parlé… ENJOY!

Hahan aujourd’hui, on me laisse dire des méchancetés sur n’importe quel sujet, mouhahaha, je me sens pris d’une incommensurable puissance, ça va chier.

Ouais bon, restons réaliste, ça va pas vraiment chier, d’abord parce que je suis une personne pleine de retenu et de patience et ensuite parce que je ne vais physiquement attaquer personne et qu’à l’âge moyen qu’ont les lecteurs de blogs, selon l’INSEE, les problèmes de sphincters incontrôlables ne sont pas légions (mais il faut toujours se méfier avec les chiffres de l’INSEE qui ont tendance à toujours arranger les gens qui travaillent dans le 8e (« oh tiens non cette année on est pas bien sûr des chiffres du chômage, il est certain qu’après les élections on y verra beaucoup plus clair… ») mais je me suis promis de ne pas faire de politique par respect pour mon hôte (même s’il ne m’a pas interdit de le faire)).

Bon, bref, revenons en à ce que je n’ai pas encore mentionné : sur quoi vais-je élucubrer aujourd’hui ? Et bien remettons les choses dans leur contexte : nous sommes en plein mois d’Août, la semaine où statistiquement Paris est le plus vide de parisien, la plupart de mes amis et compagnons de biture sont partis en vacances, ces hyènes putrides, mon maître de stage et ses collègues patrons se sont barrer sans vraiment me laisser de boulot, cette bande de chacal lépreux, même les tabacs et les bars sont en congés annuelles (non mais depuis quand c’est dur d’être taulier ?! Aussi feignant que les profs et les cheminots ceux là je vous jure !!!). Autant dire que j’ai pas mal de temps à perdre.

Du coup, je fais lourdement chauffer la zappette et je m’abrutis consciencieusement devant la multitude de chaîne que m’offre gracieusement Free si je leur envoie quelques dizaines d’euros par mois. Étant quelqu’un de prévoyant et sachant bien que si on ne peut pas faire confiance à un honnête buraliste pour être ouvert tout l’été, il ne faut pas compter sur les raclures qui livrent la weed à domicile, j’ai fait mes réserves et j’ai donc largement de quoi étudier les subtilités du PAF à travers le prisme bonifiant de la marijuana. Et pourtant je suis atterré, et, croyez moi, j’ai de quoi, car en reporter consciencieux je ne me suis épargné aucune souffrance.

Soyons méthodique, éliminons tout de suite la première chaîne que je n’ose tout de même pas regarder. J’ai quand même vu en zappant et en regardant sur d’autres chaînes qu’ils ont osé reprogrammer Cauet et un certain nombre d’émissions qui étaient déjà affligeantes quand elles ont commencé et que je jouais encore aux playmobils. La seule chose que je mettrais au bénéfice de ses dirigeants, c’est de programmer les experts Miami/Manhattan/Monceaux les mines à raison de 5 ou 6 épisodes par jour. Je n’aime pas particulièrement les experts mais ça passe le temps et quand on a fait un minimum de science, c’est plutôt drôle …

Sur le service public, et bien, que dire … France 2 et 3 ne servent à rien. A part à regarder le sport de temps en temps mais je reparlerai du sport un peu plus tard. France 5 permet de cuver gentiment ses cuites devant des documentaires animaliers, c’est bien. Et France 4 (car oui sur la TNT France 4 existe, pour toute personne un rien psychorigide, comme moi, c’est un soulagement de savoir ça) … Ah France 4… bah ça pourrait être une bonne chaîne s’ils avaient assez d’argent pour acheter des séries récentes mais sucrage de la pub après 20h oblige, ils ont pas un rond et ils sont obligés de passer des séries qui ont bientôt 10 ans. Bon malheureusement, nous restons sur le service publique et donc tout est doublé, fort mal bien évidemment, et, absurdité ultime, les titres sont aussi traduits. C’est ainsi que je me suis demandé pendant 5 bonnes minutes quelle pouvait être cette série dramatique appelée six pieds sous terre avant de reconnaître les gueules improbables des acteurs de Six feet Under. Ceci dit ce n’est pas la règle et je n’ai heureusement pas eu l’occasion de me demander qui avait osé appeler une série Morte comme moi

Continuons avec les 5 chaînes interchangeables que sont dans l’ordre Direct8, W9, TMC, NT1 et NRJ12. Ma théorie personnelle c’est qu’un seul et même mec fait toute la programmation pour ces chaînes et qu’il est soit demeuré, soit éthéromane. En tout cas, il a engagé tous les faux présentateurs de France et de Navarre et ils ont généralement l’air encore plus pitoyable que les loosers autour desquels tournent les reportages qu’ils annoncent. Reportages de hautes volés d’ailleurs, façon ‘les ravages du capitalisme dans le monde d’aujourd’hui’, ‘toutes ces choses que vous ne pourrez jamais faire car vous êtes pauvres et stupides’ et ‘ces désespérés qui feraient vraiment tout pour passer à la télé’ avec des vrais bouts de cliffhangers dedans « dans un instant vous découvrirez comment les stars s’en foutent plein les fouilles en picolant dans des fêtes promotionnelles » et de la bonne vieille misère humaine « Cédric est persuadé qu’en travaillant il pourra marcher sur les traces de son idole, Lara Fabian, dont il possède plus de 50 CDs » (WTF !?!?!, c’est véridique en plus, JE L’AI VU, il a même un présentoir FNAC pour les ranger ses CD le pauvre Cédric !!!). Et là-dessus les présentateurs rament en montrant leur plus beau sourire Colgate ou, lorsqu’ils sont vraiment abrutis, lancent des vannes qui provoquent le cancer du sens de l’humour.

Ceux qui doivent se faire de la thune par contre, ce sont les doubleurs aux voix ô combien anxiogènes qui font ces reportages, ils doivent avoir une vie sociale désastreuse mais en tout cas ils ne risqueront jamais le chômage.

Le pire c’est que ces chaînes auto alimentent la pseudo célébrités de leurs présentateurs qui apparaissent régulièrement en tant que chroniqueurs/experts/invités dans les émissions des confrères qui ont besoin de remplissage. Heureusement, le mâle harassé par une journée de labeur ou par une consommation excessive de stupéfiants n’a pas été oublié et chaque émission a sa bimbo décérébrée quand la présentatrice n’est pas directement une ancienne actrice porno (à ce sujet la carrière de Clara M. est irrémédiablement vouée à l’échec puisqu’il suffit de deux minutes sur internet pour la mater en train de se faire prendre sauvagement et que donc, tous les fantasmes la concernant étant regardable en streaming, aucun homme n’écoutera jamais ce qu’elle peut bien raconter ou chanter.).

Seul point positif, ces chaînes n’hésitent pas à acheter les images des émissions américaines les plus pourries et y a pas à chier, les ricains quand il s’agit de faire de la télé-poubelle ils sont quand même vachement plus couillus, dernière perle en date : Moment of Truth du concentré de bonheur.

Et pour finir, j’ai gardé le meilleur : le sport.

En tant que feignant et fumeur, je n’aime pas beaucoup le sport ; en tant que personne cultivée et intelligente, je ne vois pas l’intérêt de le regarder à la télé ; mais parfois, en désespoir de cause ou parce que le sport en question est vraiment drôle, je scotche un peu devant.

Le journaliste sportif est peut être le seul qui est capable de faire du journalisme objectif mais cela ne le rend pas plus intelligent pour autant. Au contraire, j’ai l’impression que plus un type est demeuré plus il a de chance de faire carrière dans ce métier. Je passerai rapidement sur les deux singes lobotomisés qui gâchent les rares occasions qui nous sont données de voir les shows, à la finesse et l’élégance rares, de catch américain à la télé ; même le sosie de Bigard du carrouf’ d’Aubusson (sous-préfecture de la Creuse NdlA) semble être un esthète à coté d’eux ; pour m’attarder sur ceux qui commentent un vrai sport.

Les budgets de la TNT pour le sport ne sont pas beaucoup plus élevés que ceux attribués aux émissions de fond et les chaînes sont obligées de faire les fonds de tiroirs. Elle nous donne donc l’occasion de regarder des matchs de ligue 2, des matchs de championnat européen où l’équipe 2 des grands clubs de la ligue des champions affrontent les équipes de bas de classement dont les joueurs rament pendant 90 minutes ou, pire, des matchs de l’équipe de France quand elle en gagnait encore avec classe. Entendons nous bien : ces matchs ne sont pas diffusés en direct, trop cher, et les commentateurs sont confortablement installés dans un studio avec tout le nécessaire pour refaire des prises ou voir plusieurs fois une image, et pourtant les commentaires sont plus affligeants que les analyses politiques de l’ancienne actrice porno susmentionnée. J’ai même vu un match ce week end où l’un des commentateurs a réussi à caser plus de ‘euhhhh’ dans ses phrases que de mots intelligibles au point qu’en 20 minutes (oui j’ai tenu 20 minutes mais je vous promets que c’était fabuleux, il a tenu un ‘euhhh’ de presque 10 secondes à un moment, c’est une éternité à la télé 10 secondes), il n’a pas réussi une seule fois à se souvenir du début de sa phrase pour la finir convenablement et lui donner un sens. Même moi qui ne connaît absolument rien en foot à part les règles (il faut être particulièrement con, ceci dit, pour ne pas en comprendre les règles), j’aurais eu plus de chose à dire et j’aurais pu les finir ces phrases. Quant aux rediffusions de match de l’équipe de France, et bien je crois quand même que les commentateurs se rendent compte de la futilité de leur travail ; ou alors ils ont la vitalité d’un myopathe shooté à la morphine.

Et enfin hier, je suis tombé par hasard sur la finale du 100m d’un sombre meeting d’athlétisme teuton ; au bout de 9’58’’ autant vous dire qu’il n’y avait plus grand-chose à en tirer mais par flemme je suis resté. Et grand bien m’en a pris car j’ai pu écouter pendant un bon quart d’heure les commentaires passionnants du nabot bigleux qui doit être l’expert ès athlétisme de France Télévision et dont on a l’impression qu’il assiste au premier pas de l’homme sur mars à chaque fois qu’un jamaïcain pose le pied par terre (à ce sujet quote : « Ce soir, vingt ans plus tard, un deuxième mur est tombé à Berlin, c’est historique. », les Berlinois apprécient forcément la comparaison…) et de son compère frisé, Melson Moinfort, qui est une caricature de lui-même notamment quand il coupe la parole à un type qui a couru à plus de 45km/h pour broder une vague traduction à partir des deux mots qu’il a compris ou quand il décris avec force détail la journaliste japonaise qui le précède dans la file de journaliste. Même Usain Bolt, qui a l’air de se prêter facilement au jeu des interview, semble effaré par la prestation du français. Heureusement que France 3 a décalé ses programmes pour ça.

Bref, j’espère que je ne vous l’apprend pas : la télévision française c’est vraiment de la merde. Ceci dit je suppose que les programmes sont prévus pour plaire à la majorité ce qui ne me rassure pas sur le niveau de mes compatriotes ; c’est affligeant (je ne trouve pas de mots plus fort pour le dire, je suis preneur si certains ont des idées).

En même temps, vous allez me dire que je ne suis pas obligé de m’infliger ça et que possédant la TNT je pourrais regarder Arte 24 heures sur 24, ou sortir pour prendre le soleil. Oui mais je pourrais aussi arrêter de fumer, ne plus consommer de drogues ou d’alcool ou manger du tofu et des légumes bios à tous les repas, je sais que j’augmente drastiquement les risques de tumeur cérébrale et qu’avoir les yeux et les oreilles qui pleurent du sang à longueur de journée c’est mauvais pour la santé et la housse de mon canapé mais que voulez vous, je suis un reporter consciencieux. Et parfois ça soulage de rigoler bêtement et, même complètement raide, de se sentir intelligent.

Before I leave.

Salut les petits potes.

Y en a qui partent à moto avec leur nana, moi je pars en avion.

Avant que je ne quitte le sol français, je vous rappelle que si vous avez envie de vous lâcher et d’envoyer votre bile à la face des gens, c’est possible durant mon absence. N’hésitez pas à m’envoyer vos notes par mail (bombay_sapphir[at]hotmail[dot]com) et je les publierai ici, tout en lâchant un lien vers votre propre site, si vous en avez un. Voilà un excellent moyen d’augmenter vos stats grâce à mon impressionnante popularité, hein les vautours? Ah oui, j’oubliais: vous avez jusqu’à ce soir (mardi) pour m’envoyer votre prose, après j’aurai autre chose à foutre que de mettre ce blog à jour.

Sinon, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j’ai enfin trouvé le moyen de modifier ma blogroll, qui a maintenant des catégories et des liens mis à jours!!! Visitez les site que je vous conseille, pour la simple et bonne raison que je vous les conseille…

N+1=C-1?!

Bon, il ne me reste plus qu’une poignée d’heures de calvaire au boulot avant de m’envoler vers des cieux plus cléments, étonnants, émerveillants et surtout beaucoup moins casse-couillants. Mais à la manière des derniers mètres qui nous séparent du providentiel trône en faïence lorsqu’on est assailli d’un effroyable besoin de se soulager la vessie (ou pire…); mes dernières heures dans le monde du travail sont vraiment, VRAIMENT (VRAIMENT, c’est bon, vous avez compris?) super éprouvantes pour mes nerfs. Je vous ai déjà parlé, il y a peu, de mon passionnant boulot. Mais cerise pourrie sur le gâteau au purin, j’ai une nouvelle responsable, ma N+1.

office

Pour préserver son anonymat et parce que j’aime pas trop trop ce prénom (rapport à ma tante, qui est trop une connasse), nous l’appellerons Françoise. Déjà, Françoise a un timbre de voix à peu près aussi agréable à l’oreille qu’un palpage testiculaire par un infirmier atteint d’un papillomavirus humain (oui, j’ai une imagination débordante), ce qui est - au passage - un point commun avec la vraie Françoise (ma tante, bon, tu suis maintenant, je ne vais pas rester derrière toi pendant tout l’article.), un peu comme Daniela Lumbroso ou Evelyne Délia.  Ensuite, elle a une manie, absolument insupportable, qui consiste à exprimer à haute voix (voix bien reloue, je le précise à nouveau, au cas où vous seriez vraiment très étourdis) tout ce qui lui passe par la tête, sans exception aucune. Vous montez ça en série avec le potentiel concentration d’un chaton et vous obtenez une responsable bieeeeen pénible, qui parle en continu, répétant toutes les 8 minutes 30 qu’elle a rendez vous avec l’électricien du magasin à 15h, puis avec la responsable de telle marque à 16h30, puis avec Marie-Connasse de la compta à 17h  etc., ad vitam eternam (ça veut dire “pour TOUJOURS”).

Françoise illustre parfaitement le mot zèle. A tel point que si on me demandait de rédiger une encyclopédie (haha, j’aimerais bien voir ça tiens!), au mot zèle, je n’aurais pas à me faire chier, je mettrais juste: cf. Françoise, numéro de poste: 8519. C’est bien simple, quand elle commence ça journée à 12h, elle arrive à 10h15. Quand elle termine sa journée à 17h30, elle se casse jamais avant 19h15!!! Je tiens à préciser que les heures sup ne sont pas majorées, juste récupérées. Ah oui, j’oubliais: elle ne prend pas ses jours de récup’… Et elle s’encombre de tout un tas de tâches qui sont foncièrement inutiles et très rébarbatives, comme classer des post it par ordre chronologique et chromatique par exemple. Françoise est persuadée que ce genre de détails est vraiment important, alors que tout le monde s’en cogne complètement. Oh je vous vois d’ici vous attendrir et vous dire que c’est un peu triste, mais NON!!! C’est juste complètement crétin et super relou, parce qu’on parle toujours de Françoise et que je vous le rappelle, elle aime bien lister tout ce qu’elle fait à (très, trop) haute voix…

Enfin, Françoise fait partie de cette génération de gens non habitués à l’informatique. Bon, jusqu’ici, rien de bien exceptionnel, mais là on atteint des sommets où on meurt de froid et de manque d’oxygène en moins de 83 secondes. Bon, je sens que vous avez besoin d’un exemple ou deux. Aujourd’hui, j’ai très calmement appris à Françoise comment se servir d’un menu déroulant, mais ce n’est pas tout: alors que je la laissais en charge de la souris (bah pour qu’elle apprenne un peu mieux), je me suis aperçu qu’un clic droit pour elle, c’était un clic gauche avec la main droite, elle comprenait pas “oh bah ça fait rien…”. Et dire que je m’étais formalisé la semaine dernière quand je me suis rendu compte qu’elle ignorait l’existence du ctrl+C/ctrl+V… Alors je veux bien être patient et pédagogue avec les nases en informatique de base (quoique, demandez à mon père si je suis patient!), mais là on dépasse les limites de l’entendement.

A la limite, si je n’avais pas à me la subir tous les jours et surtout si elle n’était pas responsable de l’équipe… Mais là, elle manage une équipe, elle doit gérer un petit service. Bon, elle est très gentille hein, mais… comment dire? euh… bah, elle a un QI de poule! Alors je veux bien faire des efforts, mais comme j’aime pas trop trop les cons (comme vous l’aurez peut-être remarqué), j’ai sérieusement pas trop trop envie de retourner à mon “travail de connard” (comme je l’appelle affectueusement) au retour de mes merveilleuses vacances.

ps/grand jeu concours: N+1 signifie responsable, que peut bien signifier C-1 selon vous?

cet article n’a presque pas d’illustrations marrantes, je suis désolé mais compte tenu du sujet (je n’invente presque rien), c’est un peu chaud de passer du temps à mon poste de travail pour finaliser les derniers détails. Je vous le livre donc tel quel et le complèterai peut-être, si vous êtes mignons, durant le week end.

Les mystères de l’humanité EP01

Bienvenue dans “les mystères de l’humanité”, ensemble nous allons découvrir et tenter de comprendre une multitude de phénomènes propres à l’homme (en tant que race) et qui en fait définitivement un être à part. Pour le meilleur et pour le pire.

Aujourd’hui, le crachat.

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Mise en situation: J’étais tranquillement en train d’hésiter entre pendaison et saut désespéré sous une rame de métro pour mettre fin à ma journée d’ennui au boulot lorsque j’ai aperçu une bande de cinq ou six jeunes, entre 13 et 17 ans, habillés avec un goût prononcé pour les marques tape à l’œil et les vêtements mal ajustés. Ils se sont posés à quelques mètres de moi alors que je fumais ma clope pour essayer d’oublier ma triste condition, mon temps d’observation a été de 3 minutes et 48 secondes environ. Ils ont lâché 8,3 litres de bave (marge d’erreur de 10%).

Etude: Les sujets étaient peut-être atteints d’un syndrome rarissime qui provoque une surproduction de bave, dont ils doivent malheureusement se délester de la manière la plus rapide (donc la moins classe) possible. Mais je doute de l’existence d’une telle maladie. Les sujets étaient peut-être assaillis par un insurmontable besoin de marquer un quelconque territoire, ce qui réduirait ces mêmes  spécimens humains à des espèces de roquets impuissants mais rassurés par l’expansion de leurs sécrétions. Enfin, le crachat est peut-être un loisir comme vous et moi, tout simplement destiné à braver la morosité des premiers jours de septembre; de la même manière que certains fument, jouent aux dominos ou perdent des journées entières sur facebook. A la différence près que la bave est tout de même bourrée de bactéries et autres restes du kebab de “ce midi”, ce qui est bien dégueulasse.

Conclusion: J’aime pas trop trop les porcs qui répandent leur bave sur les trottoirs de notre chatoyante capitale. A bientôt pour de nouvelles découvertes et de passionnants mystères. En vous remerciant, bonsoir.

 psti: non, comme vous me le faites judicieusement remarquer, l’image n’a aucun lien avec l’article, mais je la trouvais drôle… et je vous emmerde!!

Le client est roi (de mes couilles)

Comme vous ne le savez probablement pas, je bosse dans un grand magasin pour mettre du beurre dans mes épinards. C’est sûrement parce que je n’ai pas encore pris de vacances, mais la routine pèse de plus en plus lourd sur mes frêles épaules chaque matin, lorsqu’il s’agit d’enfiler le costume de pingouin asservi qui me rapporte de quoi vivre à la grand ville. J’ai un peu plus de mal chaque jour à dire “bonjour, comment ça va? moi, ça va!” alors que ce que je pense en vrai c’est “putain de merde, ce monde est si loin du mien, vous ne vous rendez pas compte que je suis un étranger ici?! vous ne vous rendez pas compte que malgré ce que j’affirme chaque jour, eh bien non, ça ne va pas du tout!!” parce que je ne suis désespérément pas dans mon élément, dans un grand magasin. Dans une routine. Mais au delà de ce vague à l’âme qui m’envahit un peu plus chaque jour, il y a une chose dans cet abominable quotidien qui me rend de plus en plus hargneux et hostile à ma propre vie: les clients.

clients

Bon déjà, ils sont généralement très laids, mais ça c’est plutôt tant mieux parce que ça passe le temps, ça me permet de lâcher quelques saloperies. On ne s’imagine pas l’éventail et la variété de tâcherons qu’on peut trouver dans les magasins. Une vraie farandole de l’immondice, un bouquet garni de la laideur, un feu d’artifice de la vilénie…

Mais ce qui me ronge les nerfs, en réalité, c’est de voir à quel point les clients se croient absolument tout permis. Sous pretexte qu’ils lâchent les billets, ça y est c’est la teuf! La politesse n’est qu’un vague souvenir de l’époque où ils étaient civilisés; il leur faut tout, tout de suite et les employés qui leurs font face sont réduits à des automates désincarnés. On ne s’imagine pas à quel point les échanges se limitent à un ou deux noms propres auxquels on appose un approximatif point d’interrogation. “Tax free?”, “Toilettes?”, “Restaurant/Food?” ne sont que quelques exemples, inlassablement répétés, quotidiennement, le tout multiplié par l’infini.

Les clients atteignent aussi des sommets de connerie. Je ne compte plus les fois où on m’a demandé s’il y avait des toilettes dans le magasin… Dans une surface de plus de 40.000 m², comment peut on imaginer une seule fraction de seconde qu’il n’y ait pas forcément de toilettes?!? Alors du coup, j’ai décidé de répondre aussi connement qu’ils questionnent. Un jour, une cliente m’a demandé “on peut aller aux toilettes?” et j’ai rétorqué “oui, si vous voulez”. Ça l’a surprise, elle n’a pas compris…

Je suis en train de devenir une espèce de pantin, qui débite à longueur de journée la même bouillie d’informations pré-digérées, avec quelques sursauts de cynisme qui n’apportent qu’une satisfaction bien éphémère. Je me ratatine et me laisse ronger par la connerie ambiante, victime impuissante de l’écume des jours et de son lot de connards. Je suis de plus en plus aigri, ça m’a amusé un moment, mais maintenant je dois faire peine à voir. Et j’aime pas trop trop me sentir misérable comme ça.